RDC : Le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 confirmé par l’ONU


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RDC : Le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 confirmé par l’ONU
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Congo-RDC-rebellesDidier Reynders, Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères est revenu sur la récente vague de violence survenue dans l’est de la République Démocratique du Congo. Par ailleurs, pour l’Organisation des Nations Unis (ONU), il ne fait plus aucun doute que le Rwanda soutient les rebelles du M23.

Depuis quelques semaines, l’est du Congo est à nouveau la proie de combats entre rebelles et l’armée congolaise. Pour de nombreux observateurs et diplomates, la RDC fait aussi l’objet devagues d’infiltrations des troupes rwandaises. Raison pour laquelle le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, s’est empressé de contacter le président rwandais Paul Kagamé.

Selon les milieux diplomatiques, Edmond Mulet, sous-secrétaire général aux opérations du maintien de la paix, a fait part au Conseil de sécurité des Nations Unies que la Monusco (Mission de l’ONU en RDC) avait remarqué la présence de tirs d’artilleries du M23 en provenance du territoire rwandais. Ce que dément le régime de Pual Kagamé, qui accuse au contraitre les forces de Kinshasa d’avoir tiré sur Kigali. Ce qu’infirme Edmond Mulet qui déclare que la Mission de l’ONU en RDC n’a pas remarqué la présence de tirs des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) vers son voisin. Selon la Monusco, les tirs venaient « de zones où les FARDC ne sont pas présentes ».

Face au regain des combats et de la situation dramatique dans l’est de la RDC, le Conseil de sécurité de l’ONU a publié une déclaration dans laquelle il condamne les attaques répétées et ciblées du M23 contre les civils congolais et la Monusco. Rappelons que lors de ces attaques, un casque bleu a été tué mercredi. De plus, les violences ont blessé plusieurs personnes.

Pour les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU qualifient ces attaques contre les Casques Bleus de « crime en droit international ». Ils réclament le désarmement et le démantèlement des groupes armés dont le M23.

Condamnation belge

Dans un communiqué, le ministre des Affaires Etrangères, Didier Reynders, qui s’est rendu dernièrement en République Démocratique du Congo, a « fermement condamné » la reprise des combats par le M23. De plus, il ajoute « soutenir pleinement l’action de la Monusco et des FARDC qui vise à empêcher le M23 de tirer des obus sur la ville densément peuplée de Goma (situé dans la province du Nord-Kivu)». Par ailleurs, Didier Reynders s’est dit « choqué » par la mort d’un Casque bleu tanzanien. « D’autant que ce dernier a perdu la vie en intervenant pour protéger la population civile de Goma » a-t-il déclaré. Le ministre a présenté personnellement ses condoléances à la famille du casque bleu ainsi qu’à ses camarades de troupes et au peuple tanzanien.

Didier Reynders demande aussi aux voisins de la RDC ainsi qu’à tous les membres qui ont signé l’accord-cadre d’Addis Abeba de respecter les engagements qu’ils ont pris, c’est-à-dire le respect de l’intégrité du territoire congolais et la contribution à la paix et à la stabilité dans l’est de la RDC.

Pour rappel, l’objectif de l’accord d’Addis Abeba est de pacifier l’est de la République Démocratique du Congo et de prévoir le renforcement de la Mission de l’ONU par une brigade d’intervention au mandat offensif, laquelle doit se charger d’éradiquer les groupes armés au Kivu.

D.D.– stg (avec La Libre)

 

 

 

 

 

 

 

 

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