Dimanche 18 août. Depuis sa fenêtre donnant sur la place saint Pierre à Rome, le pape François a récité la prière de l’Angélus. Il est ensuite revenu sur une phrase étrange de Jésus dans l’évangile dominical. "Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division" (Lc, 12, 51). Des mots complexes mais forts de sens, surtout en ces temps de crises égyptienne et syrienne.
"Comment interpréter ces propos ?" a demandé le Pape à la foule attentive malgré le soleil brûlant romain. "Quand Jésus dit qu’il est venu apporter la division, cela ne veut pas dire qu’il veut diviser les hommes entre eux, mais qu’au contraire il est notre paix et notre réconciliation" a expliqué François. "Suivre Jésus signifie renoncer au mal. Renoncer à l’égoïsme et choisir le Bien, la vérité, la justice, même quand cela nous demande des sacrifices et de renoncer à nos propres intérêts. Et cela, nous le savons, implique de la division. Mettre le Christ à la première place signifie parfois accepter une opposition au sein même de la famille. Jésus est celui qui nous met face à un choix : vivre pour soi-même ou pour les autres, se faire servir ou servir, obéir à soi-même ou à Dieu. Dans ce sens, Jésus est 'signe de contradiction'".
La foi, c'est pas du gâteau!
"Vivre la foi n’est pas décorer sa vie avec un peu de religion, comme si elle était un gâteau que nous décorerions avec de la crème. Non ! La foi ce n’est pas ça !" a-t-il dit, toujours friand de métaphores.
"La foi implique au contraire de choisir Dieu comme critère de la vie, et Dieu n’est pas le vide, Dieu n’est pas neutre, Dieu est toujours positif, Dieu est amour et l’amour est positif !", a poursuivi le Saint-Père.
La foi n'est pas violente…
"Mais ce passage de l’évangile n’autorise pas du tout l’usage de la violence pour diffuser la foi", a précisé le Pape. "C’est justement le contraire : la vraie force du chrétien est la force de la vérité et de l’amour, qui comporte de renoncer à toute violence. La foi et la violence sont incompatibles, mais la foi et la force vont ensemble. Le chrétien n’est pas violent mais fort. Cette force est celle de la douceur, celle de l’amour".
AL/RadioVatican

