Un « Te deum » n’est pas une messe. C’est une louange à Dieu que l’on chante pour le remercier des grands moments de la vie et, aujourd’hui, de la nation.
Te Deum laudamus (ce qui signifie : Dieu, nous te louons) est chanté lors des jours de fête. Le 21 juillet, jour de la fête nationale est l’un des moments où cette louange à notre Père est chantée comme lors de la journée de la fête du Roi, le 15 novembre. Si le Te Deum – devenu « cérémonie privée » par décision du gouvernement-, est chanté à la cathédrale, il faut savoir que plusieurs paroisses du pays chantent aussi ce Te Deum, en ce jour historique.
Interrogé par nos confrères de La Libre, le doyen de Bruxelles-Centre Claude Castiau, curé à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule, explique qu’« un Te Deum n'a rien avoir avec une messe classique, c'est un chant de célébration, une louange à Dieu. »
Le Te deum pour cette journée importante a débuté par un mot d'accueil, prononcé dans les trois langues nationales, par Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles. Après la prière introductive, un extrait du Livre de Ben Sirac le Sage, issu de l'Ancien Testament, a été suivie par des intentions dites dans quatre langues : le français, le néerlandais, l'allemand et l'anglais. Après la bénédiction pontificale, la cérémonie s'est terminée par l'hymne européen, l’Ode à la joie, et la Brabançonne, l'hymne national de notre pays.
Parmi les participants, outre la famille royale, figuraient les responsables politiques des différents niveaux de pouvoir en Belgique, des ambassadeurs -et notamment l'ambassadeur américain sortant Howard Gutman et celui de la république démocratique du Congo (RDC), Henri Mova Sakanyi-, la commissaire générale de la police, Catherine de Bolle, les magistrats de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation et du tribunal de première instance de Bruxelles, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et les représentants des différents cultes reconnus par la Constitution, ainsi que de la laïcité.
J.J.D.

