Le président russe Vladimir Poutine a promulgué, dimanche 30 juin, deux lois controversées punissant tout acte de "propagande" homosexuelle devant mineur et réprimant les "offenses aux sentiments religieux".
Aux termes de la première loi, la "propagande pour les relations sexuelles non traditionnelles devant mineur" est passible d'amendes de 4.000 à 5.000 roubles (100—125 euros) pour une personne physique. Une personne dépositaire de l'autorité publique risque une amende jusqu'à 1.250 euros et une personne morale, de 19.000 à 23.500 euros.
Les sanctions sont encore plus sévères si cette "propagande" est effectuée sur internet, les organisations et autres entités juridiques risquant par exemple dans ce cas d'être fermées jusqu'à 90 jours. Les étrangers, quant à eux, risquent une amende pouvant aller jusqu'à 100.000 roubles, et pourront être détenus 15 jours et expulsés.
L'autre loi votée dimanche s'attache à réprimer les "offenses aux sentiments religieux des croyants" par une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison. Elle prévoit également une amende allant jusqu'à 300.000 roubles (7.500 euros) ou 240 heures de travail d'intérêt général.
Le texte, voté en troisième et dernière lecture, a été approuvé par 308 députés de la chambre basse du Parlement (Douma). Deux ont voté contre.
Cette mesure a été prise à la suite de l'affaire des Pussy Riot qui avaient chanté une prière contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou et pour laquelle deux membres du groupe purgent une peine de deux ans de camp de travail.
Ces derniers mois, ONG et défenseurs des droits de l'homme n'ont cessé de dénoncer l'adoption de lois jugées répressives en Russie.
P.G.

