Le pape dit non à la légalisation de la drogue


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Le pape dit non à la légalisation de la drogue
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Lors de sa visite à l’hôpital Saint-François d’Assise de la Providence de Dieu, mercredi 24 juillet, en début de soirée, le pape François a été très clair sur ce point: non à la légalisation des drogues. Il a également invité chacun à se poser la question de savoir pourquoi ce trafic est si florissant.

Le 24 juillet, en soirée, le pape s'est rendu à l'hôpital Saint-François, un établissement de Rio de Janeiro qui s'occupe de malades toxicodépendant ou alcooliques, et qui se charge d'assurer des soins gratuits à des indigents. Durant sa visite, il a eu l'occasion d'entendre le témoignage émouvant de deux patients. Ceux-ci lui ont raconté comment ils sont tombés dans la drogue, comment ils ont perdu l’amour de leurs proches, comment ils ont ruiné leur vie avant de reprendre pied grâce à l’association.

Le pape réclame un acte de courage

Le pape François a ensuite profité de l'occasion pour condamner le trafic de drogue. "La plaie du narcotrafic, qui favorise la violence et sème douleur et mort, requiert un acte de courage de toute la société. Ce n’est pas avec la libéralisation de l’usage des drogues, comme on en discute en divers lieux d’Amérique Latine, que l’on pourra réduire la diffusion et l’influence de la dépendance chimique", a-t-il déclaré. Face à l’ampleur du phénomène dans le continent et à la force des cartels, la question fait en effet débat dans plusieurs pays, notamment en Uruguay, en Colombie et au Mexique. Certains affirment qu’une dépénalisation, voire une réglementation des substances, permettraient de contrôler davantage les trafics et de faire ainsi diminuer l'addiction ainsi que la criminalité liée aux drogues. Un point de vue avec lequel le pape n'est donc pas du tout d'accord.

Aide-toi et le ciel t'aidera

Loin de s’en tenir cependant à une simple condamnation, celui-ci a ensuite invité chacun à se poser la question de savoir pourquoi ce trafic est si florissant et mis chacun devant ses responsabilités, y compris les victimes. "Tu peux te relever, tu peux refaire surface, cela demande un effort, mais c’est possible si tu le veux", a-t-il déclaré. "Tu as le premier rôle dans ton relèvement; voilà la condition indispensable ! Tu trouveras la main tendue de qui voudra bien t’aider, mais personne ne peut remonter à ta place."

Ce n’est pas pour autant qu’il les laisse seuls face à ce choix. "Je voudrais redire à vous tous qui luttez contre la dépendance chimique, à vous proches qui avez une tâche pas toujours facile: l’Église n’est pas loin de vos peines, mais elle vous accompagne avec affection. Le Seigneur est proche et vous tient par la main. Regardez – le dans les moments plus difficiles et il vous donnera consolation et espérance. Remettez-vous à l’amour maternel de Marie, sa Mère.", a-t-il conclu.

P. A. (avec Apic et La Croix)

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