La Belgique vit une journée historique. Le roi Philippe, 7e souverain belge, a prêté serment et succédé à son père. Dans son discours, il a dit son optimisme pour l’avenir. Une véritable ovation a salué le discours royal.
Quelle journée ! Sous un soleil et un ciel sans nuage, la Belgique a vécu un moment historique de son histoire. La journée a commencé par le traditionnel Te deum en la cathédrale des Saint Michel et Gudule, présidé par Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles et président de la conférence épiscopale. Celui-ci a remercié les souverains pour tout ce qu’ils ont fait, ajoutant : « … et feront encore », faisant naître un sourire sur le visage royal. Ensuite, les corps constitués du pays se sont retrouvés dans la salle du trône du Palais de Bruxelles, pour assister à l’abdication du roi Albert II, légalement reconnue par la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom. Très ému, le souverain sortant a fait une courte allocution, émouvante, en demandant de « travailler sans relâche à la cohésion nationale ». Le Premier ministre a remercié celui qui venait d’abdiquer pour ce qu’il a accompli durant 20 ans de règne.
La famille royale s’est ensuite rendue au Palais de la Nation, où le gouvernement, les chambres réunies et les corps constitués ont entendu le roi Philippe prêter le serment constitutionnel.
Un nouvel élan pour le pays
C’est la première fois qu’un roi des Belges a effectué cette prestation de serment en présence de son prédécesseur, visiblement heureux et ému. Avaient pris place dans l’hémicycle les députés et sénateurs, ainsi que les corps constitués, les ministres d’Etat, les anciens Premiers ministres, etc. On a noté aussi la présence de Mgr Léonard et celle du nonce apostolique auprès de la Belgique, Mgr Berloco.
Dans son discours, le nouveau souverain, très serein et détendu, a dit son amour du pays, insistant sur la diversité de notre pays qui fait sa force et son unité. Une richesse, a dit Philippe Ier. Il a aussi remercié ses parents pour leur engagement au service du pays et son épouse la reine Mathilde pour son soutien permanent. Affirmant qu’il poursuivrait et renforcerait le dialogue avec les entités fédérale et fédérées, il a déclaré : « Donnons tous ensemble un nouvel élan à notre pays ». Un discours résolument tourné vers l’avenir que le roi a terminé par un vibrant « vive la Belgique ». L’ensemble de l’hémicycle, debout, a ensuite fait une ovation durant plusieurs minutes au nouveau roi, à l’exception des nationalistes de la N-VA, la seule fausse note de cette matinée qui n’a connu que de la joie et aucun incident.
Précédé par l’escorte royale, le couple royal a été ovationné durant son trajet jusqu’au palais royal, où il est apparu au balcon sous les vivas et les cris joyeux de plusieurs milliers de Belges rassemblés sur la place des Palais. Engouement et ferveur ont marqué cette matinée.
Disons-le : Philippe est bien entré dans son nouveau rôle. Détendu, il est apparu beaucoup moins rigide qu’il pouvait parfois sembler l’être, mettant directement un terme aux critiques de ceux qui ne le croient pas capable d’assurer ses nouvelles fonctions. Dans son apparence et sa gestuelle, le prince Philippe est visiblement devenu le roi Philippe, 7e souverain de la Belgique !
Jean-Jacques Durré
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