Egypte: intérim présidentiel


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Egypte: intérim présidentiel
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Adly Mansour, président de la Haute cour constitutionnelle, va assurer l'intérim présidentiel après la chute du régime de Mohamed Morsi. A peine plus d'un an après son élection, ce dernier est détenu par les militaires.

 

Un an après la première présidentielle démocratique de son histoire, l'Egypte vit de nouveau dans la plus grande confusion. Le terme mis par le militaires au pouvoir islamiste ouvre une délicate période transition dans le plus peuplé des pays arabes. L’armée a lancé une vaste opération contre les Frères musulmans dont est issu l’ex-chef d’Etat, accusé par ses détracteurs de vouloir instaurer un régime autoritaire au profit de la confrérie.
C'est pourtant un président démocratiquement élu qui est ainsi mis à l'écart par l’armée. Et en suspendant la Constitution pour une période transitoire non précisée, cette dernière a créé un certain embarras à l’étranger.
Mohamed Morsi, premier président civil et islamiste du pays, a dénoncé un "coup d’Etat complet", et l'on craint que de nouvelles violences s'ajoutent à celles qui ont ébranlé le pays et fait déjà 57 morts depuis le 26 juin.

Appel à la vigilance

La transition politique assurée par l’armée, a fait l’objet de tractations avec l’opposition et les principaux dignitaires religieux musulmans et chrétiens du pays. Dans cette perspective, Amnesty International appelle à la plus grande vigilance et à la retenue, rappelant que dans le passé, la police et les forces armées égyptiennes se sont rendues coupables de violations des droits humains.
"Dans ce moment de grande tension, et alors que la Constitution est suspendue, il est plus important que jamais que l'armée respecte les obligations incombant à l'Égypte au regard du droit international", a déclaré Salil Shetty, le secrétaire général d'Amnesty International. "Un coup a d'ores et déjà été porté à la liberté d'expression avec l'arrêt de la diffusion de plusieurs chaînes de télévision favorables au président Morsi et la possible arrestation de certains de leurs employés juste après le renversement du chef de l’État. Dans un contexte où l'on craint que certains ne se livrent à des représailles et des actes de vengeance contre des partisans du président Morsi, et où l'on observe une série inquiétante de violences collectives et d'agressions sexuelles contre les femmes, une extrême vigilance est nécessaire", poursuit le communiqué.
« Personne ne doit être puni pour avoir exercé de manière pacifique son droit à la liberté d'expression, d'association ou de réunion (...) Les forces de sécurité doivent s'abstenir d'utiliser toute force excessive ou injustifiée », a conclu Salil Shetty.

P.G.

Catégorie : L'actu

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