Les préoccupations de l’Eglise pour le G8


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Les préoccupations de l’Eglise pour le G8
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

C’est en Irlande du Nord que s’est ouvert ce lundi le sommet de deux jours du G8, sous la présidence de la Grande-Bretagne. A cette occasion, le pape François a rappelé les priorités de l’Eglise pour une économie davantage centrée sur l’être humain.

En fait, le souverain pontife a répondu au Premier ministre britannique David Cameron, qui lui avait adressé une lettre pour l’informer de l’agenda de ce sommet.

Dans son courrier, François rappelle que toute activité politique et économique nationale ou internationale doit mettre en son cœur la référence à l’Homme. Ces activités devraient, d'une part, permettre la plus grande expression possible de la liberté et de la créativité individuelle et collective et, d'autre part, promouvoir et garantir qu'elles s’exercent de manière responsable et toujours dans le sens de la solidarité, avec une attention particulière aux plus pauvres.

Les priorités de la présidence britannique du G8 se situent principalement dans les domaines du libre-échange international, de la fiscalité, de la transparence des gouvernements et des acteurs économiques. Toutefois, les responsables des huit nations les plus riches doivent aussi se pencher sur une proposition d’action concrète pour supprimer le fléau de la faim dans le monde et garantir la sécurité alimentaire.

Le pape François insiste aussi sur les zones de conflits et les guerres pour lesquelles il faudra au plus vite trouver une solution. Au cœur des discussions des grands de ce monde figure bien sûr le Moyen-Orient et en particulier la Syrie. Le Vatican espère ainsi qu’un cessez-le-feu immédiat et durable pourra être obtenu et que les belligérants iront à la table des négociations.

Un développement plus humain et juste

Par ailleurs, le pape salue la mise à l’agenda de la présidence britannique du G8 la lutte contre l’évasion fiscale et l’assurance de plus de transparence de l’action gouvernementale dans les différents pays. Des mesures qui visent à plus d’éthique chez les hommes politiques comme le souhaitait son prédécesseur Benoît XVI. Le pape émérite avait relevé que la crise globale prouve que l’éthique n’est pas quelque chose d’externe à l’économie mais une partie qui ne peut pas être dissociée de l’action économique. Cela passe évidemment par le respect de la vérité sur l’Homme qui n’est pas un facteur économique parmi tant d’autres mais qui a sa propre dignité irréductible et qui ne peut être soumise à de simples calculs de profit. L’être humain doit ainsi être le point de départ de toute solution politique et économique à la crise.

« Le but de l'économie et de la politique est le service de l'humanité, à commencer par les plus pauvres et les plus vulnérables, où qu'ils soient. Toute théorie ou action économique et politique doit s'efforcer de fournir à chaque habitant de la terre la protection minimale qui lui permet de vivre dans la dignité, dans la liberté, avec la possibilité de soutenir une famille, éduquer des enfants, de louer Dieu et de développer ses propres capacités humaines. C'est la chose principale. Sans cette vision, toute activité économique serait dénuée de sens », conclut le pape François.

Radio Vatican

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