Dimanche 16 juin, lors d’une messe célébrée place Saint-Pierre en souvenir de l’Encyclique Evangelium Vitae de Jean Paul II sur la défense de la vie, le pape François a exhorté les fidèles à s'affranchir de "l’esclavage de tant d’idoles de notre temps", passagères et "porteuses de mort". Des propos forts d'un pape qui dit oui à la vie...
Cette fin de semaine, à Rome, était placée sous le signe de l’Evangile de la Vie, du nom d'une lettre encyclique écrite par Jean Paul II en 1995 dans le contexte des progrès scientifiques et techniques. Dans "Evangelium Vitae", Jean Paul II oppose la culture de la vie à la culture de la mort, cette dernière s’étant développée dans la société moderne marquée par l’utilitarisme et l’individualisme. Ce texte pontifical, qui se situe dans le sillage de l’Encyclique Humanae Vitae (1968) de Paul VI, aborde des thèmes sensibles, comme l’avortement ou l’euthanasie.
En clair opposition à l’avortement et à l’euthanasie, François Ier a, comme Jean Paul II, dénoncé, dimanche 16 juin, la culture de mort dans les sociétés contemporaines. Pour le pape argentin, nos sociétés veulent se passer de Dieu, et ériger comme modèle une vision utilitariste du corps dictée par l’égoïsme, le profit ou le plaisir.
"Souvent", a constaté le pape, "l’homme ne choisit pas la vie…mais se laisse guider par des idéologies et des logiques qui mettent des obstacles à la vie, qui ne la respectent pas, parce qu’elles sont dictées par l’égoïsme, par l’intérêt, par le profit, par le pouvoir, par le plaisir et non par l’amour, par la recherche du bien de l’autre".
"L’homme pense que le refus de Dieu, du message du Christ, de l’Evangile de la vie, conduit à la liberté, à sa pleine réalisation", a poursuivi le pontife. "Au final, l’homme remplace Dieu par des idoles humaines et passagères, qui offrent l’ivresse d’un moment de liberté, mais qui à la fin sont porteuses de nouveaux esclavages et de mort".
Le pape a alors lancé à la foule de fidèles cet appel : "Disons oui à l’amour et non à l’égoïsme, disons oui à la vie et non à la mort, disons oui à la liberté et non à l’esclavage de tant d’idoles de notre temps; en un mot, disons oui à Dieu qui est amour, vie et liberté".
Quand l’homme veut s’affirmer lui-même, s’enfermant dans son égoïsme et se mettant à la place de Dieu, "il finit par semer la mort", a encore relevé le pape.
Le pontife a également expliqué que si le chrétien est un "homme spirituel", cela ne signifie pas pour autant qu’il soit une personne qui vit "dans les nuages, hors de la réalité". Le chrétien est une personne "qui pense et agit dans la vie quotidienne en fonction de Dieu". Or, celui qui se laisse conduire par l’Esprit Saint est réaliste, il sait évaluer et apprécier la réalité, et il est aussi fécond : sa vie génère la vie autour de lui, a assuré le pape.
Apic/RadioVatican/AL

