Un risque de mort infantile plus élevé à Bruxelles


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Un risque de mort infantile plus élevé à Bruxelles
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Si la Wallonie et la Flandre se placent en milieu de peloton dans le recensement de la mortalité infantile, il n'en va pas de même pour Bruxelles qui affiche un bien mauvais bulletin d'après l'étude européenne Peristat, qui analyse des chiffres datant de 2010.

L'Europe enregistre plus de 5 millions de naissances par an. La santé des mères et des enfants sont des blocs de construction pour un avenir solide en Europe. Alors que la mortalité infantile et maternelle continue de diminuer, le taux de mortalité périnatale - grossesse et accouchement – reste préoccupant. Les naissances très prématurées et les anomalies congénitales constituent les principaux facteurs de morbidité périnatale. L'incidence de ces complications a augmenté dans de nombreux pays, reflétant les réalisations limitées dans la prévention des situations à haut risque.

Des chiffres éloquents

Les taux de mortalité fœtale, néonatale et infantile varient considérablement entre les pays d'Europe. Les taux de mortalité fœtale à ou après 28 semaines de gestation variait d'un minimum inférieur à 2,0 pour 1000 en République tchèque et en Islande à 4,0 ou plus pour 1000 en France, en Lettonie, en région bruxelloise et en Roumanie. Concernant les bébés présentant un poids trop faible à la naissance (inférieur à 2,5 kg), les pays d'Europe du Nord présentent les meilleurs résultats (ex. 0,6 en Islande), la région de Bruxelles le pire: 1,9%. La même tendance se vérifie encore pour le taux de prématurés: la Belgique se maintient dans la moyenne européenne mais la région bruxelloise enregistre une augmentation du nombre de prématurés.

Que penser de ces chiffres ?

Stephane Heymans, Médecins du Monde, explique dans le journal De Morgen qu'il faut rester prudent dans l'analyse de ces chiffres qui représentent des proportions très faibles. Il attire également l'attention sur le fait que Bruxelles est ici la seule ville comparée à des pays et que d'autres villes européennes obtiendraient certainement de mauvais scores.

Le professeur Hendrik Cammu, gynécologue à la VUB, avance la configuration sociale de la capitale pour expliquer ces chiffres inquiétants. La population est moins qualifiée et plus pauvre. "Nous observons dans ces groupes plus de surpoids, plus de tabagisme et plus de toxicomanie", explique-t-il.

MVL, d'après Europeristat et le Soir. Photo: Europeristat


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