Ce mercredi, l’Etat belge saura si la Commission européenne lui inflige une amende pour non-respect de ses engagements budgétaires. Au-delà de cet aspect purement factuel, il n’en reste pas moins vrai que la Belgique devra encore faire des efforts. C’est en tous cas l’avis du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.
Il est possible que notre pays échappe à l’amende européenne. Toutefois, cela ne veut pas dire que son bulletin budgétaire est bon, ni qu’il l’action du gouvernement met la population à l’abri de nouvelles mesures d’austérité, que le langage politique nomme « mesures de rigueur ». Pour le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Il est évident que la Belgique devra réaliser encore de nouvelles économies budgétaires et ne pourra éviter les mesures d'économies, ni la poursuite des réformes socio-économiques.
S’exprimant sur la chaîne flamande VTM, l’ancien premier ministre a estimé que même si la récession généralisée devait motiver un report des objectifs budgétaires, « cela ne signifie pas la fin des économies, et certainement pas la fin des réformes". Certes, la Commission européenne pourrait octroyer un délai supplémentaire à la Belgique pour atteindre ses objectifs et donc ne pas d’appliquer d’amendes pour ne pas avoir pleinement respecté ses engagements budgétaires ces dernières années.
Des actions à mener en priorité
Herman Van Rompuy juge que notre pays doit s’attaquer en priorité renfort de sa position concurrentielle, à l'assainissement du marché du travail et à la nécessité de rendre le régime des pensions financièrement soutenable.
Reste à voir quelles sont encore marges de manoeuvre de l'Etat et comment et où le gouvernement peut encore réaliser des économies, sans toucher au pouvoir d'achat des citoyens. Il ne faudra pas que ces nouvelles mesures éventuelles pèsent sur les revenus faibles et accroissent le risque réel de pauvreté qui existent non seulement pour les plus démunis mais aussi pour la classe moyenne dont les difficultés augmentent.
JJD

