Il est indéniable que la décision de Benoit XVI de renoncer à sa charge d’évêque de Rome, successeur de Saint Pierre, a pris tout le monde de court, y compris ses proches collaborateurs si l’on en juge par les commentaires du doyen des cardinaux, Mgr Sodano qui a parlé de « coup de tonnerre dans un ciel serein ». Les réactions à cette démission sont nombreuses dans le monde et en Belgique (voir par ailleurs).
Le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) a remercié « de tout cœur le pape Benoît XVI pour le service fidèle et courageux avec lequel il a guidé l’Eglise ».
Par la voix du cardinal André Vingt-trois, les évêques de France se sont dits « stupéfaits » mais « admiratifs », parlant de « l’exemple de courage » donné par Benoit XVI. De son côté, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Lombardi a estimé que le souverain pontife « mérite le plus grand respect et la plus grande admiration ».
Le président de la république italienne Giorgio Napolitano, qui a rencontré le pape il y a seulement quelques jours lors d’un concert, a déclaré : « Lors de cette rencontre, on sentait combien il était éprouvé et combien il était conscient d’une fatigue difficilement supportable. Je crois que son geste est un geste d’un extraordinaire courage et d’un extraordinaire sens des responsabilités ».
Pour le premier ministre britannique, David Cameron, « le pape Benoît XVI manquera comme chef spirituel à des millions de gens », rappelant qu’il avait « travaillé sans relâche à renforcer les relations de la Grande-Bretagne avec le Saint-Siège ». Justin Welby, archevêque de Canterbury et primat de la Communion anglicane a dit « avoir le cœur lourd », mais comprendre totalement la décision papale. La chancelière allemande Angela Merkel a fait part de son plus grand respect. « Depuis son élection en avril 2005, Benoît XVI a marqué l'Eglise de son empreinte, en tant que penseur mais aussi en tant que pasteur », a dit la chancelière. En Israël, le Grand rabbin ashkénaze Yona Metzger a rappelé que sous le pontificat de Benoit XVI, « les relations entre le Grand rabbinat et l'Eglise, le judaïsme et le christianisme, sont devenues beaucoup plus étroites, ce qui a conduit à une diminution des actes antisémites dans le monde ».

