Prisons belges : une surpopulation préoccupante


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Prisons belges : une surpopulation préoccupante
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Dans un rapport rendu public le 13 décembre dernier, le Comité pour la prévention de la torture du Conseil de l'Europe (CPT) épingle une nouvelle fois la Belgique et lui demande de repenser en profondeur sa politique pénitentiaire.

En avril dernier, une délégation du CPT s'est rendue à la maison d'arrêt de Forest et à la prison d'Andenne. Dans le rapport qu'elle vient de publier suite à cette double visite, elle se dit très préoccupée de constater que les recommandations du CPT n'ont toujours pas été mises en œuvre, en particulier en ce qui concerne la mise en place d'un service garanti pendant les grèves, ainsi qu'en matière de lutte efficace contre la surpopulation carcérale. D'une capacité officielle de 405 places, la prison de Forest hébergeait effectivement 706 détenus lors de la visite de la délégation. À Andenne, la situation était moins préoccupante, mais pas totalement satisfaisante pour autant.

Cette surpopulation, ajoutée au manque de personnel, a bien sûr des conséquences. Ainsi, la délégation déplore que les détenus passent trop de temps en cellule et n'ont pas assez d'activités. Le gouvernement le reconnaît, mais explique qu'il n'est pas possible d'engager du personnel supplémentaire dans les conditions budgétaires actuelles. Le rapport met aussi en lumière le manque d'accès aux toilettes qui conduit certains détenus à "utiliser des seaux hygiéniques, vidés deux fois par jour". En raison de la surpopulation, des prisonniers doivent également dormir sur des matelas posés à même le sol. Une situation qui engendre sur le long terme "des épisodes de violence". Ces conditions, conclut la délégation du CPT, "s'apparentent à un traitement inhumain et dégradant pour les détenus qui y sont soumis".

Pascal André

Catégorie : L'actu

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