Les Egyptiens se sont prononcé le 15 décembre sur un projet de Constitution défendu par les islamistes au pouvoir et rejeté par l'opposition. Ce référendum constitue un test pour le président Mohamed Morsi et les Frères musulmans.
Le projet de loi fondamentale, qui doit encore être soumis au vote d'une deuxième moitié du pays le 22 décembre, est au coeur de la plus grave crise en Egypte depuis l'élection en juin de Mohamed Morsi, premier président civil du pays.
Pendant plus de trois semaines, le pays a vécu au rythme des manifestations des partisans et adversaires du chef de l'Etat islamiste, qui ont parfois dégénéré en violences meurtrières.
Quelque 120.000 soldats ont d'ailleurs été appelés en renfort pour aider les 130.000 policiers à assurer la sécurité pendant le scrutin. M. Morsi a donné à l'armée le droit d'arrêter des civils jusqu'à l'annonce officielle des résultats, dont la date n'est pas encore connue.
Après des accrochages entre partisans du "oui" et du "non" qui ont fait 15 blessés vendredi à Alexandrie (nord), le vote s'est déroulé dans le calme.
Dès l'aube, les Egyptiens se sont pressés devant les bureaux de vote au Caire et en province, avant même leur ouverture. Pour faire face à "la grande affluence", la consultation a été prolongée de deux heures, jusqu'à 23h (heure locale), selon la commission électorale.
L'ambiance était toutefois loin de l'euphorie qui a marqué les scrutins précédents.
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