La loi anti-conversion approuvée par l’Etat de l'Himachal Pradesh (nord-ouest de l'Inde) est en partie anticonstitutionnelle, puisqu'une partie de celle-ci ne respecte pas les dispositions constitutionnelles. En conséquence, "Une personne a non seulement le droit à la liberté de conscience, le droit de professer une foi, le droit de modifier sa foi, mais elle a également le droit de tenir ses convictions secrètes".
En 2011, un recours avait été présenté par un groupe d’organisations chrétiennes. Adoptée en 2006, la Loi sur la religion était entrée en vigueur l'année suivante. Selon les normes de cette loi, la libre conversion d’une religion à l’autre n'était envisageable qu'au terme d'une longue procédure, des enquêtes et des autorisations provenant d’un magistrat, faute de quoi des amendes et d'autres sanctions étaient prises.
Les chrétiens estiment que de telles lois, en limitant le droit fondamental à la liberté religieuse, constituent des instruments entre les mains des groupes extrémistes hindous qui accusent les chrétiens de "prosélytisme et de conversions forcées".
Le père Dominic D’Abrio, porte-parole de la Conférence épiscopale de l’Inde, se réjouit de cette décision de la Justice : "Il s’agit d’une évolution très positive. Les chrétiens en tireront un grand avantage. La sentence pourrait constituer un précédent et avoir un effet en cascade, encourageant les recours contre d’autres lois anti-conversion du même genre en vigueur dans d’autres Etats de la Fédération indienne".
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