Pologne : fin d’une rencontre historique de pardon et de réconciliation


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Pologne : fin d’une rencontre historique de pardon et de réconciliation
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Le patriarche orthodoxe russe, Cyrille Ier, a achevé le 19 août 2012 sa visite historique en Pologne par une célébration au sanctuaire du pèlerinage de Grabarka, à l’est du pays. Le point d'orgue de ce voyage officiel fut la rencontre historique entre le patriarche orthodoxe et le primat de Pologne au cours de laquelle les deux chefs spirituels ont signé une déclaration commune. Dans cette déclaration Mgr Józef Michalik de Przemyśl, président de la Conférence épiscopale de Pologne et le Patriarche de Moscou appellent les peuples russe et polonais au pardon et à la réconciliation.

"Les Polonais comme les Russes ont appris durant le communisme que l’ont ne peut pas construire une bonne société sans Dieu, a relevé le patriarche." Plus de 10.000 personnes ont participé à la célébration de la liturgie de la transfiguration du Christ, une des grandes fêtes de l’orthodoxie. Pour la première fois, une délégation catholique de haut rang, conduite par le président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Jozef Michalik, a pris part aux cérémonies du pèlerinage de Grabarka, dimanche 19 août.

Cyrille Ier avait manifesté samedi 18 août ses liens avec l’Eglise catholique de manière inattendue à Bialystok, au nord du pays, en allant se recueillir devant un monument à la mémoire du Père Jerzy Popieluszko assassiné par les services secrets en 1984 et béatifié en 2010. Il y a déposé une gerbe de fleurs et a prié en compagnie de l’archevêque de la ville, Mgr Edward Ozorowski. En Pologne, le Père Popieluszko fait figure de héros national.

Vendredi 17 août, le patriarche et Mgr Michalik ont signé une déclaration commune de repentance et de pardon entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique polonaise. Ce document, qualifié d’historique, appelle les deux peuples à se pardonner mutuellement les souffrances et les injustices subies au cours de l’histoire.

Ce geste de réconciliation a été salué par le pape Benoît XVI ce dimanche lors de l’angélus à Castelgandolfo. Le pape s’est notamment réjoui de la déclaration commune du désir de "faire grandir l’union fraternelle et de collaborer pour diffuser les valeurs de l’Evangile dans le monde contemporain". Aux yeux du pape, ce texte est donc un "événement important, qui suscite une espérance pour l’avenir".
De son côté le cardinal hongrois Peter Erdö, président du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) parle d’un acte historique. "Nous remercions Dieu pour ce message exemplaire" souligne-t-il dans une lettre à Cyrille Ier et à Mgr Michalik. "Cette démarche est le premier pas pour de nouvelles relations entre la Pologne et la Russie. Elle est un exemple pour tous ceux qui n’ont pas encore le courage du pardon et de la réconciliation"

Avec 150 millions de membres l’Eglise russe est largement la plus grande des Eglises nationales orthodoxes. Les quelque 38 millions de Polonais sont aujourd’hui à 95% catholiques. La minorité orthodoxe de Pologne compte environ 400.000 personnes.

BL avec apic/imedia


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