Des dalits lésés dans les rues de Delhi…


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Des dalits lésés dans les rues de Delhi…
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Bravant la mousson, près de 3000 personnes, dont des évêques, des prêtres et des religieuses venus de toute l'Inde, se sont rassemblés le 1er août à New Delhi devant le Parlement indien. Leur revendication ? L’égalité des droits sociaux pour les ex-intouchables chrétiens et musulmans : Les "dalits"…

Ils voulaient faire pression sur le gouvernement de Delhi. En cause, une discrimination socio-religieuse chez les "dalits" (littéralement "foulés aux pieds") de religion chrétienne ou musulmane, inscrite dans le paragraphe 3 de la Constitution indienne. En effet, contrairement aux "dalits" hindous, sikhs ou bouddhistes, les ex-intouchables chrétiens et musulmans ne peuvent obtenir le même système de réservations (quotas) pour accéder au travail et aux institutions d’éducation. "Dans les collèges ou les écoles, 20 à 30% des postes vont aux chômeurs. Pour l'instant, il n'y a que les "dalits" hindous ou sikhs au chômage qui peuvent bénéficier de cet avantage", s'indigne Mgr Felix Machado, évêque catholique de Vasai, dans l’Etat indien du Maharashtra, interrogé par Radio Vatican.

Selon lui, le problème serait de nature historique, l'Islam et le Christianisme étant des religions souvent considérées comme étrangères en Inde. "Mais c’est faux ! Le christianisme est présent dans le pays depuis ses premiers jours", argumente le prélat.

"Sans doute les responsables politiques pensent-ils que les chrétiens sont peu nombreux et rapportent peu de voix…", poursuit-il."Cela nous attriste car l’Eglise catholique, avec son 1,5% des voix, assure tout de même 33 % des services sociaux, sanitaires et éducatifs du pays".

D'après l’agence de presse catholique asiatique UcaNews, plus de 60% des 25 millions de chrétiens en Inde appartiendraient au groupe des "dalits".

A.L/Apic

 

 

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