Crise : Les évêques suisses mettent en garde !


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Crise : Les évêques suisses mettent en garde !
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Dans la crise financière et économique qui perdure dans le monde depuis 2008, la spéculation a joué un rôle majeur. Elle a permis à certains de s’enrichir rapidement tout en créant des situations de précarité dues à la crise des dettes souveraines et à l’incapacité financière des états à faire face à leurs obligations. Avec de lourdes répercussions sur les familles et sur les couches sociales les plus faibles. Cette situation a conduit les évêques suisses à mettre en garde contre « l’esclavage de l’argent ».

Sur la planète « finances », la Suisse a une réputation pas toujours très positive. Dans l’imaginaire populaire, elle est synonyme de comptes secrets, d’évasion fiscale, … A la veille de la fête nationale (commémorée le 1er août), la Conférence épiscopale helvétique a publié un message concernant le rapport à l’argent. Ce message incite à la réflexion et dégage des propositions, en vue d'encourager la communauté à poursuivre l'indication simple mais fondamentale selon laquelle « c'est l'argent qui est au service de l'homme et non pas l'homme qui est esclave de l'argent ».

« L'argent n'est pas fait pour se multiplier. Il n'est pas une fin en soi. Si le monde financier vit pour lui-même, il perd sa raison d'être. Celui qui investit et gagne de l'argent, en ne tenant pas compte du malheur de son prochain, agit de façon résolument irresponsable », écrivent les évêques.

Les conséquences négatives retombent toutes sur les plus faibles. Les motivations qui ont conduit à la réflexion des évêques sont dues à la préoccupation pour la situation de pauvreté croissante et de marginalisation de larges couches de la population mondiale, selon le secrétaire de la commission de l'épiscopat pour la communication et les médias, Simon Spengler. « De nombreuses personnes en Suisse et dans le monde entier sont préoccupées par toutes les informations quotidiennes qui leur parviennent sur la crise financière, la crise des banques et le manque d'argent. Ces personnes craignent que cette crise ne devienne ingérable, avec des conséquences lourdes pour tous. Elles ont l'impression que le marché financier international est incontrôlable, que les choses ne font que s'aggraver, et que les conséquences sont encore pires pour les pauvres, les travailleurs, les personnes âgées, les chômeurs, les réfugiés et ceux qui vivent dans les pays les plus pauvres »., a-t-il dit.

Dans ce contexte, les évêques suisses ont voulu rappeler à tous les chrétiens « les principes qui doivent être à la base de notre relation avec l'argent et la responsabilité qui en revient aux gouvernants, aux hommes politiques et aux banquiers ».

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