Prison de Forest : la LDH félicite la bourgmestre


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Prison de Forest : la LDH félicite la bourgmestre
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Dans un communiqué publié ce 11 juillet 2012, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) se réjouit de la limitation obligatoire de l’occupation des cellules à partir de la fin août.

La bourgmestre de Forest, Magda De Galan, vient en effet de prendre une mesure radicale : un arrêté de police limite l’occupation des cellules par les détenus à la capacité qui leur est à chacune allouée. Dès le 29 août à minuit au plus tard, le recours « aux trios » par le gestionnaire de la prison ne sera plus toléré. Pour la ligue, il s’agit là « d’un remède ultime face à l’inertie politique ». Et de se réjouir : « : A la prison de Forest, plus aucun détenu ne dormira sur le sol ».

On a souvent abordé au cours de ces derniers mois l’épineux problème des prisons et la surpopulation qui y règne. Les aumôniers de prisons dénoncent aussi cette situation jugée inacceptable dans un pays moderne et au XXIe siècle. La LDH rappelle qu’à la prison de Forest règne « une surpopulation affolante – avec un taux moyen de 187% de surpopulation -, un environnement insalubre, des conditions d’hygiène déplorables, des agents pénitentiaires en sous effectif, des détenus dans une profonde misère morale ». Pour la ligue, la prison de Forest « s’apparente moins à un établissement pénitentiaire du XXIe siècle qu’à un bagne des romans de Zola ».

Elle cite un exemple particulièrement parlant des conditions de vies choquantes des prisonniers est celui du trio. A trois détenus dans une cellule de 9 m² prévues pour deux, avec un seul lit superposé, le troisième détenu du « trio » est contraint de dormir sur un fin matelas posé à même le sol, souvent sous la table. Chaque matin, il doit placer son matelas sous cette table pour permettre l’accès à la toilette. « Une situation intolérable, indigne, dégradante », accuse la LDH.

Rappelons que depuis des mois, les avocats, les magistrats et des associations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l’Homme, ont tiré l’alarme à plusieurs reprises auprès de l’administration pénitentiaire, la pressant de prendre les mesures nécessaires pour remédier à cette situation. La ligue regrette que l’administration ait fait jusqu’ici la sourde oreille.

Elle se réjouit donc de l’initiative de la bourgmestre de Forest. « La LDH soutient cette démarche aussi louable que légitime qui va obliger la ministre et son administration à étudier sérieusement des pistes de solutions pour ne plus recourir aux trios et, plus globalement, améliorer l’infrastructure et les conditions de vie des détenus. La LDH espère que cet électrochoc permettra de replacer des termes aussi dépréciés que salubrité, sécurité et dignité humaine au cœur du débat sur les prisons et surtout, au cœur du quotidien des détenus ».

cp/JJD


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