Des militaires chargés de la sécurité ont été complices de l’assaut du cimetière de Matsi, au centre du Nigeria, le 8 juillet 2012. C’est ce qu’affirme le député nigérian, Simon Mwadkon, qui a survécu à l’attaque.
Simon Mwadkon affirme, dans le quotidien "Nigerian Tribune" du 11 juillet 2012, qu’un véhicule militaire a barré la seule issue du cimetière avant le début de l’assaut. Le blindé a considérablement gêné la fuite des civils pris de panique. La bousculade a provoqué la mort de deux responsables politiques, le sénateur fédéral, Gyang Dantong, et le chef de la majorité au Parlement de l’Etat du Plateau, Gyang Fulani. Le député Mwadkon souligne les retards dans les secours portés aux deux politiciens. Ils ont été les seules victimes de l’assaut. Au moment de l’attaque, les militaires de garde ont pris la fuite, laissant derrière eux un seul agent de police.
Les participants assistaient aux funérailles des victimes des massacres revendiqués le 10 juillet 2012 par la secte islamiste Boko Haram. Dans un communiqué, un porte-parole de Boko Haram avait exprimé « sa joie devant le succès des attaques que nous avons lancées contre des chrétiens ».Des hommes armés avaient tué 56 personnes dans des villages chrétiens de l’Etat du Plateau, le 7 juillet 2012. Selon le député Mwadkon, ces récentes attaques ont été perpétrées avec l’aide des Fulanis, des pasteurs en majorité musulmans. Des attaques qui seraient liées à la tentative de cette ethnie d’islamiser l’ensemble du Nigeria. Un projet qui remonterait au début du XIXème siècle.
Boko Haram sur la liste des mouvements terroristes
Le 10 juillet, les chrétiens nigérians demandaient aux Etats-Unis d’inscrire l’organisation islamiste Boko Haram sur la liste des mouvements terroristes. Mais, selon Johnnie Carson, secrétaire d’État-adjoint, chargé de l’Afrique, cette démarche pourrait se montrer contre productive car « elle donnerait davantage de visibilité des islamistes radicaux et favoriserait son recrutement ».
Prière pour la paix
Pour soutenir les communautés chrétiennes victimes d’attaques au Nigéria et au Kenya, une rencontre de prière pour la paix en Afrique se tiendra ce jeudi 12 juillet à 20h sur la place Sainte-Cécile à Rome, demain, jeudi 12 juillet, à 20h.
Inttiulée « Tu n’utiliseras pas mon nom en vain », cette rencontre de prière aura pour référence sainte Cécile, martyrisée pour avoir eu foi en Dieu, et qui, sur le point de mourir, avait demandé à ce que ce lieu, sa maison de famille, soit destiné pour toujours à la prière.
(Apic/Zenit/Lcx/mvl) - photo : image d'illustration
