Tout va très bien… ?


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Tout va très bien… ?
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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Editorial de Jean-Jacques Durré, publié dans le "Dimanche Express" n°21 du 10 juin 2012 :

Une récente étude a démontré que la Belgique est un pays où il fait bon vivre. C’est vrai que notre royaume est un pays agréable, doté d’un système de sécurité sociale assez solidaire. Pourtant, parallèlement à cette information réjouissante, une étude de l’UNICEF indique que des dizaines de millions d’enfants connaissent la pauvreté, alors qu’ils vivent dans des pays riches et qu’ils n’ont pas accès aux éléments de base nécessaires à leur développement. Au total, on compte 30 millions d’enfants vivant dans la pauvreté à travers 35 pays développés!

Si la Belgique possède un PNB (produit national brut) supérieur à la moyenne européenne, les petits belges, qui représentent 20% de la population, sont davantage exposés au risque de pauvreté que l’ensemble de la population: 10,2% contre 7,9% pour les adultes. La situation est particulièrement préoccupante pour les enfants des familles immigrées, puisque le risque de pauvreté atteint près de 20% contre une moyenne européenne de 15,9%. Ce rapport de l’UNICEF ne tient pas compte des seuls indicateurs financiers: il prend aussi en considération les aspects non-financiers qui donnent une vision plus claire des conditions de vie de ces enfants. L’étude révèle que deux au moins des quatorze besoins de base ne sont pas assurés pour près de 10% des enfants vivant en Belgique. Il s’agit principalement de trois repas par jour (2,1%), d’un budget vêtements suffisant (5,9%), de l’accès à Internet (5,4%), d’un espace pour faire ses devoirs à la maison (5,1%) ou de suffisamment d’argent de poche (7,2%).

Devant ces chiffres interpellants, la VIIe Rencontre mondiale des familles qui a eu lieu à Milan représente l’espoir au milieu de la crise. Les participants – près d’un million – ont réfléchi sur la famille en tant que patrimoine d’humanité, ce qui suggère l’idée que la famille contribue en même temps, de manière universelle, à humaniser le monde. En ces temps de crise économique et de valeurs, le recours à la famille devient donc de plus en plus indispensable. C’est au sein de celle-ci que se trouvent les ressources nécessaires pour reconstruire une société et une économie plus justes, plus solidaires. Comme l’a souligné le cardinal Antonelli, président du Conseil pontifical des familles, la cellule familiale est "un des canaux privilégiés où passe la grâce, notamment par transmission de la foi". Dommage que la presse d’informations générales n’ait pas relayé cette lueur d’espoir et d’optimisme.

En tant que chrétiens, restons convaincus que notre rôle est essentiel dans la transformation de la société.

Catégorie : En dialogue

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