Rio+20 : chronique d’un échec confirmé


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Rio+20 : chronique d’un échec confirmé
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Si les pays en développement ont réussi à imposer une conception de l’économie verte qui respecte leurs exigences nationales, le sommet de Rio a raté l'occasion de réaliser le développement durable, estime le groupement d'organisations suisses Alliance Sud.
Même son de cloche du côté du CNCD-11.11.11 qui constate que "pendant que la maison brûle, nos dirigeants repeignent la façade" et souligne l'adoption d'un texte qui est le "résultat d'un compromis minimaliste".

Isolda Agazzi, responsable de politique de développement chez Alliance Sud, dénonce le manque d'urgence : "Le sommet a raté l'occasion d'amorcer le changement de paradigme nécessaire pour sauver la planète et élaborer des indicateurs de bien-être qui aillent au-delà de la croissance et PIB.". De même, le CNCD-11.11.11 "reconnaît qu'il y a des références importantes (aux droits de l’homme, à la protection sociale, aux emplois décents et verts) mais déplore profondément l'absence de décisions concrètes pour la mise en œuvre du développement durable. C'est le cas notamment d'un conseil du développement durable et d'un agenda clair et transparent pour la suite. L'absence de positionnement clair pour des nouvelles sources de financement publics, notamment une taxe sur les transactions financières et la réallocation des subsides aux énergies fossiles, fait partie des regrets partagés.". Un regret partagé par Alliance Sud qui estime qu'un Conseil sur le développement durable "aurait constitué une autorité forte, susceptible d'assurer la cohérence entre les trois dimensions économique, social et environnemental. Au lieu de cela, le texte prévoit la création d'un vague Forum de haut niveau qui n'aura pas les dents nécessaires pour mener à bien ce mandat".

apic/cncd/at


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