La crise Vatileaks n’est pas finie, l’instruction se poursuit


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La crise Vatileaks n’est pas finie, l’instruction se poursuit
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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La publication de documents confidentiels à l'origine de la crise ne semble pas s'arrêter avec l'interrogatoire du majordome. Les bavardages continuent à aller bon train eux aussi, nécessitant une mise au point du directeur de la salle de presse. Pourtant même une nouvelle publication de documents confidentiels dimanche 3 juin, n'a pas gâché la joie du pape à la fête des familles. Une publication qui ne constitue pas une nouveauté et qui ne sera sans doute pas non plus la dernière.

Interrogatoire formel du majordome
L’interrogatoire formel, par le juge d’instruction, du majordome de Benoît XVI, soupçonné d’être impliqué dans l’affaire des fuites de documents confidentiels au Vatican ne débutera pas avant ce 4 juin 2012. C’est ce qu’a indiqué le 31 mai le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Outre quelques démentis sur les informations fantaisistes apparues dans la presse italienne concernant cette affaire, le porte-parole du Vatican a assuré que les avocats de Paolo Gabriele, arrêté il y a 8 jours, souhaitaient avoir une vision complète de la situation avant que ne débutent les interrogatoires menés par le juge d’instruction.
Entre-temps, a assuré le Père Federico Lombardi, l’enquête se poursuit avec l’étude du matériel perquisitionné dans l’appartement de Paolo Gabriele. Par ailleurs aucune démarche n’a encore été faite auprès de la justice italienne concernant d’autres éventuels suspects dans cette affaire. A ce stade, interpellé par l'agence I.MEDIA, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège n’a pas formellement démenti que des perquisitions aient pu avoir lieu ces derniers jours, au sein du Vatican. Il a également indiqué qu’il était “raisonnable“ de penser que la nomination par le pape d’une commission de trois cardinaux, n’ayant plus de fonction au sein de la curie et ayant reçu un mandat pontifical spécial, permettait l’audition d’autres cardinaux de la curie.

Des bavardages et rumeurs continuent de circuler
Face aux rumeurs de divisions au sein de la Commission de vigilance de l’IOR, le porte-parole du Saint-Siège a démenti le 2 juin devant la presse à Milan l’existence de divisions au sein de la Commission cardinalice de vigilance de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) au sujet du limogeage d’Ettore Gotti Tedeschi le 24 mai dernier. "La commission cardinalice a pris acte de la décision du directoire de surintendance, a-t-il assuré, et a communiqué par écrit au professeur Gotti Tedeschi que les fonctions de la présidence de l’Institut ont été transférées ad interim au vice-président, comme prévu dans les statuts", a-t-il affirmé, répondant ainsi aux allégations de la presse italienne sur de prétendus désaccords entre cardinaux sur la question de l’IOR.

Quant à la présence du cardinal Tarcisio Bertone aux côtés de Benoît XVI pour son déplacement du 1er au 3 juin à Milan (photo), le Père Federico Lombardi a assuré que cela ne constituait pas une surprise, malgré les “bavardages“ de la presse sur la question.
D’ordinaire, le bras droit du pape ne le suit pas dans ses déplacements dans la péninsule. C'est ce qui a donné lieu à une interprétation abusive dans la presse qui en a conclu que cette présence était une façon pour le pape de réaffirmer sa confiance en son secrétaire d’Etat, objet de critiques dans les médias. Mais la visite à Milan “n’est pas un voyage normal“, a expliqué le Père Lombardi, ajoutant qu’il s’agissait d’une “occasion de type international“ à laquelle participaient notamment 50 cardinaux venus du monde entier, et que cela n’était pas le premier déplacement italien de Benoît XVI comptant sur la présence du cardinal Bertone.

Le feuilleton n'est pas terminé
Pour le Père Lombardi, la crise Vatileaks n’est pas terminée. Le porte parole du Vatican a affirmé le 3 juin 2012 devant la presse à Milan qu’il fallait s’attendre à ce que de nouveaux documents confidentiels en provenance du Saint-Siège soient publiés “au cours des prochaines semaines“. Le porte-parole du Saint-Siège a assuré qu’il n’était "ni surpris, ni inquiet“ après les publications de La Repubblica. “Cela fait des mois que des documents anonymes ou signés sont publiés, et ceux d’aujourd’hui ne seront pas les derniers“, a ainsi souligné le jésuite. A ses yeux, “ceux qui ont reçu ces documents les jouent selon une stratégie et n’ont certainement pas l’intention de le faire en une seule fois et de nous laisser tranquilles“. Le jour même, le quotidien italien La Repubblica avait ainsi publié 3 nouveaux documents confidentiels, et assurait les avoir reçus du "corbeau" à l’origine du ‘Vatileaks’. Il s'agit de 3 documents concernant notamment le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone et le secrétaire particulier du pape, le Père Georg Gänswein. Des publications sans doute peu fondées et peu conceptualisées, sur lesquelles le quotidien lui-même se monte prudent.

BL (avec apic/imedia)

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