L'anniversaire du décès de Shahbaz Bhatti a été commémoré à travers le monde, par de nombreuses célébrations. Un an après son assassinat, des voix s'élèvent déjà pour demander l'ouverture de la cause de béatification diocésaine de celui-ci.
Selon les Normes pour la cause des saints (Novæ leges pro causis sanctorum), les évêques doivent attendre cinq ans après la mort de la personne concernée avant d'introduire sa cause, ceci afin que l'émotion n'entre pas en ligne de compte.
Au Pakistan, l'ensemble de la communauté catholique a rendu hommage au ministre fédéral des Minorités. Messes et veillées de prières se sont en effet succédées dans les églises du pays, à la mémoire de celui qu’ils considèrent désormais comme un "martyr de la foi chrétienne". L'agence des Missions étrangères de Paris rapporte que "Dans son village natal, une messe suivie d'une veillée aux flambeaux a rassemblé plusieurs centaines de personnes et un peu partout dans le pays ont eu lieu des marches pacifiques réunissant des foules de toutes confessions", tandis qu'"à Islamabad, les membres du All Pakistan Minorities Alliance, naguère critique vis à vis de son action, ont déposé des fleurs et des bougies sur le lieu" où il fut assassiné.
Ministre des Minorités depuis 2008, Shahbaz Bhatti était "le seul catholique au sein du gouvernement pakistanais". Il se savait "menacé de mort", notamment depuis l'assassinat, deux mois auparavant, pour les mêmes motifs, de Salman Taseer, le gouverneur du Pendjab lui-même musulman.
Rappelons que c'est son frère Paul, chirurgien, qui a repris le flambeau et assume aujourd'hui les fonctions de ministre des Minorités religieuses. Par ailleurs, créée en mémoire de Shahbaz, la Fondation Shahbaz Bhatti Memorial Trust (SBMT) ne cesse de promuvoir le dialogue interreligieux, via de multiples activités, dont le micro-crédit.
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