Vous avez froid? Eux aussi!


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Vous avez froid? Eux aussi!
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Aujourd’hui, il gèle et il neige. Les bulletins météo annoncent une vaste offensive hivernale. Celle-ci peut être mortelle pour toute personne qui n’a d’autre alternative que de dormir dans la rue. SOS Accueil s'en inquiète et interpelle.

SOS Accueil est une opération d’urgence constituée par huit ONG belges. Quatre d’entre elles ont pour mandat d'intervenir dans des pays touchés par des catastrophes ou dans des pays en développement (11.11.11, Médecins du Monde, Oxfam et UNICEF Belgique). Pourtant, elles n’ont pas hésité à rejoindre Caritas International, le CIRE, Convivial et Vluchtelingenwerk Vlaanderen pour unir leurs forces et affronter la crise de l’accueil en Belgique qui dure déjà depuis trois ans et a jeté 15.500 personnes dans les rues. Il s’agit de demandeurs d’asile, de familles avec enfants qui se trouvent chez nous en séjour illégal et d’enfants mineurs étrangers non-accompagnés. Et pourtant, en vertu de la loi, toutes ces personnes ont droit à un accueil et à un encadrement.

Un cri d'alarme lancé à Maggie De Block
Malgré ces conditions climatiques, la secrétaire d’Etat en charge de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block, ne prévoit aucune solution d’accueil supplémentaire. « Les demandeurs d’asile, les familles sans papiers avec enfants et les enfants étrangers mineurs non-accompagnés ont – en vertu de la loi – le droit à l'accueil. Et aussi en tant qu’être humain », souligne Anne Dussart, porte-parole de SOS Accueil. La procédure d’asile est déjà déstabilisante en soi, mais pour des personnes vivant à la rue, dépourvues de tout encadrement dans une structure d’accueil et parfois malades, cette situation confine au cauchemar. SOS Accueil se tourne donc une nouvelle fois vers Maggie De Block, elle-même médecin, et lui adresse le cri d'alarme suivant : « … Retirez ces personnes et ces enfants de la rue. Mettez-les à l'abri du froid. Organisez un système qui permette aux personnes vivant dans la rue d’avoir accès aux soins médicaux. Quand ces personnes pourront-elles bénéficier elles aussi d’un accueil ? » Et Anne Dussart de poursuivre: « Chaque jour, nous sommes confrontés à des personnes qui sont malades, tant physiquement que mentalement, et qui sont transies de froid. Ce week-end encore, nous avons dû appeler des bénévoles en renfort parce que certains demandeurs d’asile présentaient de fortes fièvres et que sur ordre du médecin, il leur était interdit de retourner dans la rue. Ces personnes sont également exclues du système des soins de santé de notre pays. Leur prise en charge médicale n'est pourtant pas du ressort de SOS Accueil. Nous ne sommes pas le service « urgences » d’un hôpital. Cela ne peut plus durer ainsi. »

Comment fonctionne SOS Accueil ?
En organisant un encadrement social, juridique et médical de jour près de la Gare du nord à Bruxelles. En donnant de nuit un repas et un hébergement aux personnes les plus vulnérables. Cette prise en charge relève en principe des compétences des autorités. C’est pour cette raison que les huit ONG lancent un appel au nouveau gouvernement afin qu’il crée très rapidement des places supplémentaires pour l’accueil. Ce n’est que de cette manière que l’on pourra éviter une crise humanitaire cet hiver. Plus d'infos sur www.sosaccueil.be

CP/SB

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