En Afrique du Sud, le Congrès National Africain (ANC) fêtera dimanche 8 janvier ses 100 ans. A cette occasion, le quotidien français La Croix a réalisé une rétrospective en l'honneur de ce parti politique sud-africain et de sa grande lutte pour l'abolition de la discrimination raciale. Quelques extraits…
Créé en 1912, et ouvert à tous, le mouvement entend lutter pacifiquement contre les ségrégations raciales du gouvernement blanc. Déclaré hors-la-loi pendant l'apartheid, l'ANC devient clandestin, et c'est un certain Nelson Mandela qui fondera Umkhonto we Sizwe (le fer de lance de la nation), l’aile militaire de l’ANC. Arrêté en 1963, Mandela, avec plusieurs autres dirigeants de l’ANC, est condamné à l’emprisonnement à vie pour haute trahison. Il est enfermé à Robben Island, une prison au large du Cap, tandis que le reste de la structure dirigeante s’exilait à l’étranger.
Après avoir libéré Nelson Mandela en février 1990, l’ANC est légalisé par le président Frederic de Klerk. Les négociations constitutionnelles sur l’avenir de l’Afrique du Sud s’ouvrent entre le gouvernement et différents mouvements de la société, dont l’ANC. Le 29 juin 1991, l’apartheid est officiellement aboli…
À l’occasion des premières élections multiraciales qui ont lieu le 27 avril 1994, l’ANC remporte une large victoire. Son président, Nelson Mandela, est élu président de la république. Thabo Mbeki, puis Jacob Zuma lui succéderont : 17 ans plus tard, l’ANC est toujours au pouvoir.
Lacroix/A.L

