"Plusieurs dizaines de milliers de mineurs" ont été victimes d'agressions sexuelles au sein de l'Eglise catholique néerlandaise, entre 1945 et 2010. La commission d'enquête indépendante Deetman a annoncé, le 16 décembre 2011, l'identification de 800 auteurs présumés.
"Nous exprimons nos regrets pour les agressions", ont réagi les évêques dans un communiqué. "Nous compatissons avec les victimes et leur présentons nos sincères excuses". "Cela nous remplit de honte et de chagrin. Nous promettons que nous travaillerons afin de rendre justice aux victimes".
"La commission a pu trouver les noms de 800 auteurs d’agressions sexuelles qui travaillent ou qui ont travaillé pour les évêchés. Au moins 105 sont encore en vie", lit-on dans le rapport cité par l'agence AFP. Cette commission indépendante a été mise sur pied le 9 mars 2010 par la conférence épiscopale néerlandaise et la conférence des instituts religieux, après les révélations de cas d'abus sexuels présumés dans la presse.
"La problématique des abus sexuels était connue au sein des ordres et évêchés de l'Eglise catholique néerlandaise, mais des actions adéquates n'ont pas été entreprises", précise le rapport de la commission. Cette dernière se base sur un examen des archives d'évêchés, de congrégations et d'ordres néerlandais. Cette absence de réaction s'explique notamment par le "tabou" que représentait encore la sexualité, jusqu'aux années 60, dans la société. Le célibat des prêtres ne constituait pas un facteur "crucial", mais représentait "un risque", conclut la commission. Celle-ci est composée de six personnes, l'ancien ministre Wim Deetman, un ancien juge, des professeurs d'université et une psychologue.
Le 20 juin, une commission chargée de conseiller l'Eglise catholique néerlandaise sur l'indemnisation des victimes avait recommandé de verser des compensations en fonction de la gravité des sévices subis, allant jusqu'à un maximum de 100.000 euros.
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