Il fait du bruit dans les journaux télévisés italiens, le pardon donné par l’archevêque de Florence, Mgr Giuseppe Betori, agressé le 4 novembre dernier avec son secrétaire, don Paolo Brogi, gravement blessé mais hors de danger.
Dans la nuit du 16 au 17 décembre, le juge florentin Antonio Pezzuti a confirmé l’arrestation d'Elso Baschini, 73 ans, accusé d’être l’homme qui a tiré sur Mgr Betori et son secrétaire, le 4 novembre dernier. Le juge a en effet rassemblé de graves indices à sa charge – photos de la cour de l’évêque retrouvées sur son téléphone portable, confidences faites à un ami, modification de son aspect (cheveux teints, notamment).
Interrogé par la presse alors qu'il se trouve à Moscou, l'archevêque de Florence a déclaré qu'il avait déjà pardonné à son agresseur. Il a salué le travail des enquêteurs et expliqué que si "l’établissement de la vérité fait partie de l’itinéraire de la société en vue de la justice", le pardon, lui, "appartient à la sphère de la conscience" et qu'il a déjà été offert. "Il n’a pas besoin de confirmations", a-t-il ajouté.
Déjà au moment de l'événement, Mgr Betori s'était dit "serein", sa seule préoccupation étant l'état de son secrétaire. À propos de son agresseur, il avait dit: "Cela fait partie de la mission de l'évêque de rencontrer les gens et parmi eux il y a aussi ceux qui ne sont pas animés de bonnes intentions, mais envers tous, et aussi envers cette personne, l'évêque éprouve des sentiments de miséricorde."
PA/Zenit
Photo : Mgr Betori, archevêque de Florence

