Jean-Luc Moens participait récemment à l'Assemblée plénière du Conseil des Conférences Episcopales d'Europe (CCEE), qui s'est tenue à Tirana, (Albanie 29 sept. – 2 oct.) sur le thème de la Nouvelle Évangélisation où il présentait les résultats d'un questionnaire envoyé à toutes les conférences épiscopales européennes. Le laïc, membre de la communauté de l'Emmanuel, revient dans les médias avec un entretien accordé à l'agence Zenit dans le cadre du sixième « Colloque de Rome sur l’évangélisation », en collaboration avec l’Institut Pontifical Redemptor Hominis (Université pontificale du Latran, PUL) et l’Institut Universitaire Pierre Goursat (IUPG). La Communauté de l’Emmanuel organise en effet en janvier 2012 un colloque qui a pour thème l’impact de l’évangélisation dans la société : « Charité, justice et paix : un défi pour l’évangélisation ».
Les éditions précédentes ont réfléchi à « L’apport des communautés nouvelles et des mouvements ecclésiaux dans la vie et mission de l’Église » (2004), à « L’annonce du Christ dans notre société postmoderne » (2006), à « La place des paroisses dans la nouvelle évangélisation » (2008) et à « La nécessaire complémentarité missionnaire entre prêtres et laïcs » (2010). Jean-Luc Moens, organisateur de ce colloque, le présente en avant-première aux lecteurs de Zenit.
Zenit - Pourquoi ce thème de la « charité » de la « justice » et de la « paix » pour ce colloque qui a lieu la même année que le synode pour la Nouvelle Évangélisation ?
Jean-Luc Moens - Je reviens de l’assemblée générale du Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE), à Tirana, où il m’a été demandé de présenter le résultat d’une grande enquête réalisée auprès de toutes les conférences épiscopales européennes sur la Nouvelle Évangélisation. L’une des choses qui m’ont frappé, c’est que plusieurs évêques ont souligné l’importance de la Doctrine sociale de l’Église pour la nouvelle évangélisation. C’est dans cette ligne que nous voulons placer notre colloque.
Beaucoup de personnes comprennent d’abord la nécessité d’évangéliser comme un devoir orienté vers le « salut des âmes ». Ce faisant, ces personnes courent le risque d’oublier que l’homme dans sa totalité est destinataire du salut. Le « salut de son âme » est certes important, mais l’annonce de l’Évangile ne se limite pas là. Elle doit permettre au Christ d’entrer dans toutes les dimensions de sa vie, y compris dans sa dimension économique, sociale, politique. L’évangélisation dépasse donc la simple dimension personnelle ; nous n’évangélisons pas seulement pour que les cœurs changent, nous le faisons aussi pour notre monde change ! Pour que la charité, la justice et la paix grandissent entre tous les hommes ! En un mot, pour que grandisse le Royaume de Dieu qui est déjà au milieu de nous (cf. Lc 10, 9). Le signe d’une vraie conversion du cœur est que la personne s’engage résolument au service de la civilisation de l’amour.
Jean-Luc Moens répond à d'autres questions: Comment prendre en compte la situation de crise qui bouleverse le monde actuel ? Quelle place ces questions d’actualité - difficultés économiques, politiques, défis écologiques – auront-elles dans le colloque ? La Communauté de l’Emmanuel est en train de vivre un « Jubilé » : qu’est-ce que cela signifie y compris pour ce colloque?
A lire sur le site de Zenit :
https://www.zenit.org/article-29195?l=french
Ctb/zenit/bl


