La chance de croire


Partager
La chance de croire
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

C'est en l'église de Saint-Remy-Geest, dans les environs de Jodoigne, qu'Eric de Beukelaer a fêté ses 20 ans d'ordination, ce 23 juin 2011. L'amitié était au rendez-vous de cette conférence au sujet pourtant sérieux : "Aimer l'Eglise, avec ses défauts".

D'emblée, Eric de Beukelaer a précisé que la connaissance du Christ implique sa fréquentation.
Retraçant un rapide parcours historique, celui-ci a mis en exergue l'évolution du monde et ses changements inhérents. Dès que l'électricité et les technologies arrivent dans un endroit, c'est l'écran qui se trouve placé au cœur des échanges. Après l'Eglise et la télévision, c'est à présent le tour de l'écran. Si, jadis, les hommes et femmes étaient formés avec une identité forte, leur ouverture d'esprit était probablement moindre. Aujourd'hui, nous sommes aux prises avec un monde plus complexe, il faut donc plus de temps pour trouver, à la fois, son identité affective et spirituelle et intégrer le monde. Les personnalités sont donc plus subtiles et plus riches, mais moins rapidement autonomes.

Ceux qui sont fidèles aujourd'hui ont fait une rencontre décisive : ils ont vécu l'expérience du Christ ressuscité. S'adressant aux parents et éducateurs, il a rappelé que si nous ouvrons assez de portes pour nos jeunes, ceux-ci feront cette rencontre décisive. On estime à 2% la population belge qui a une vie de prière. Heureux sont ceux qui se considèrent comme baptisés, pierres vivantes de l'Eglise. Les chrétiens ne sont bien sûr pas meilleurs que d'autres, mais Dieu est devenu l'un d'entre eux. Dans les paroisses, au public quelques fois si différent, c'est le Christ qui rassemble; de même les nombreux témoins qui nous ont précédés et transmis un message. Selon Eric de Beukelaer, l'intuition de Vatican II est de considérer chacun des baptisés comme un acteur vivant de l'Eglise. Il n'est nullement question de faire et d'agir, mais bien d'être.

Ensuite, l'abbé de Beukelaer n'a pas manqué d'établir un parallèle entre notre attitude de baptisé dans l'Eglise et notre regard filial, soulignant que devenir adulte, c'est garder l'émerveillement de l'enfance et le sens critique de l'adolescence. Où mettre ses voiles pour être un messager de Dieu ? Les saints, eux, ont osé prendre le vent…

La lucidité caractérisait ces propos, le temps d'une soirée-anniversaire.

at

Catégorie : Belgique

Dans la même catégorie