Être journaliste demande une "grande honnêteté professionnelle" et une "clarté dans le traitement des problèmes", a déclaré Benoît XVI le 30 avril dernier, en recevant à Castel Gandolfo les participants à la 17e Assemblée de la radio organisée par l’Union européenne de radio-télévision (UER). Il a également assuré que l’enseignement de l’Église est traversé par un "courant d’optimisme, d’espérance et de sympathie sincère" envers le monde des nouvelles technologies
"Nourrir chaque jour une information correcte et équilibrée et un débat approfondi afin de trouver les meilleures solutions" aux questions du respect de la vie, de la défense de la famille, des nouvelles pauvretés ou des violations de la liberté religieuse est "la tâche des radios ainsi que des télévisions", a estimé le pape. Cette tâche requiert une "grande honnêteté professionnelle", mais aussi une "clarté dans le traitement des problèmes et une liberté par rapport aux barrières idéologiques".
Selon Benoît XVI, tout l’enseignement de l’Église dans le secteur de la communication "est traversé par un courant d’optimisme, d’espérance et de sympathie sincère pour ceux qui s’engagent dans ce domaine pour favoriser la rencontre et le dialogue" et pour "contribuer à la croissance pacifique de la société".
Des messages importants pour l'humanité
Le souverain pontife a rappelé que la radio avait permis aux papes de "transmettre au-delà des frontières des messages de grande importance pour l’humanité". Il a donné comme exemple "ceux justement célèbres de Pie XII durant la deuxième guerre mondiale" ou "celui de Jean XXIII au moment culminant de la crise entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique en 1962". "Par la radio", a rappelé le pape, "Pie XII a pu faire diffuser des centaines de milliers de messages des familles à l’adresse des prisonniers et des disparus durant la guerre, réalisant une œuvre humanitaire qui lui a valu une gratitude impérissable." (CtB/Apic/PA)
