"Les raids prétendument humanitaires ont fait des dizaines de victimes parmi les civils des quartiers de Tripoli", a dénoncé à plusieurs reprises Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, le vicaire apostolique de la capitale libyenne.
Celui-ci déplore : "S'il est vrai que les bombardements semblent plutôt ciblés, il n'en reste pas moins qu'en frappant des objectifs militaires se trouvant au milieu de quartiers civils on finit par impliquer également la population".
Le vicaire apostolique de Tripoli avance le chiffre de 400.000 Libyens partis se refugier en Tunisie et en Egypte.
Selon le prélat, la solution diplomatique constitue le "chemin principal afin de mettre fin au bain de sang entre les libyens, offrant à Kadhafi une porte de sortie digne".
Comme le rappelle le Conseil des Conférences Episcopales Européennes (CCEE) : "Ces masses des réfugiés rejoignent l'Europe en arrivant sur les côtes italiennes. Mais cette question ne concerne pas seulement un pays: elle interpelle la solidarité, y compris institutionnelle, de tous les peuples du continent européen, ainsi que les structures de l’Union Européenne et des autres organismes continentaux.". Le CCEE appelle, lui aussi, de tous ses vœux "que les armes fassent place à la raison et au dialogue".
Ctb/apic/CCEE/at

