Née en 1911, Marie-Thérèse Adam a cent ans et elle va les fêter dans la communauté à laquelle elle appartient depuis 80 ans: les carmélites
"Dire à Dieu qu’on l’aime, et puis prouver que c’est vrai, voilà toute la vie d’une carmélite", disait Mère Germaine de Sonis. Fille du célèbre général, devenue prieure du Carmel de Nancy, elle parcourut la Belgique et le grand-duché de Luxembourg pour chercher un refuge pour sa communauté menacée d’expulsion par la loi Combes. Nous sommes en 1902. La persécution religieuse commence à sévir en France. C’est ainsi qu’attirée par la région de Virton, Mère Germaine y découvre le château de Rouvroy en vente. Ancienne propriété du député libéral Bouvier, il va devenir le lieu d’exil pour les carmélites de Nancy d’avril 1904 à octobre 1924, lorsqu’elles s’en retournèrent en France pour s’installer sous d’autres cieux, à Verdun.
Les bienfaits de la prière
Marie-Thérèse est la dixième enfant, née au foyer de Julia Fosty et de François-Victor Adam, bourgmestre de Rouvroy, devenu l’homme de confiance de Mère Germaine. La proximité du Carmel et la fréquentation des Sœurs ont amené très tôt la petite Marie-Thérèse à vouloir devenir religieuse, désir qu’elle pourra enfin réaliser le 21 novembre 1931, en la fête de la Présentation de la Vierge, en entrant au Carmel de Marche à l’aube de ses 20 ans.
Situé le long de la chaussée de Liège, le Carmel du Sacré-Cœur fit longtemps partie du paysage marchois. Bien intégré dans la paroisse et la Famenne environnante, il fut pour beaucoup un lieu de paix, de prière et de ressourcement. Qui pourra jamais dire les prières – en particulier pour les prêtres – et tous les sacrifices offerts par les carmélites pour les intentions et les souffrances confiées dans le secret des cœurs ?
Célébrer le centenaire de Sœur Marie-Victor Adam, c’est rendre grâce pour une vie de don de soi dans la fidélité à une vocation. C’est aussi recentrer notre vie sur l’invisible. Contrairement à toutes les apparences, au cœur de l’Église, la prière de contemplation et d’intercession est vitale pour tous les baptisés: elle veut "attirer les âmes dans le recueillement intérieur en les aidant à sortir d’elles-mêmes pour adhérer à Dieu", comme l’a écrit sainte Élisabeth de la Trinité. Arrivée l’an dernier au Carmel de Floreffe après la vente du couvent de Marche, Sœur Marie-Victor fêtera ses cent ans entourée de ses consœurs, des nombreux membres de sa famille et de tous ses amis.
AdL
Le samedi 12 mars 2011, à 14h30', les carmélites de Floreffe, en la chapelle du Carmel, fêteront le 100ème anniversaire de leur chère Sœur Marie-Victor du Christ-Roi. La Concélébration eucharistique sera présidée par Monsieur l'Abbé Jean-Louis Brion, vice-Doyen de Florenville et petit-neveu de Sœur Marie-Victor. Avec la participation de la chorale paroissiale et la présence des Autorités communales. Ceux qui souhaitent rejoindre cette célébration sont les bienvenus.


