Le temps est au “dé” : “dé-penser”, “décroître”, “dé-croire” comme nous y invite le philosophe de l’économie Christian Arnsperger. Notre culture de surconsommation manifeste de plus en plus ses excès et nous oblige à de radicales remises en question de nos modes de vies. Aujourd’hui, l’Église nous propose des cendres pour nous inviter à vivre un autre verbe en décroissance : des cendres pour descendre... ! Descendre au creux, au lieu du dépouillement et de la pauvreté joyeuse. Notre boulimie de consommation consume plus qu’elle ne nourrit et risque de nous laisser le coeur en cendres... Comment retrouver la chaleur d’une vie nourrie, si ce n’est de l’intérieur, là où les braises ne cessent de rougeoyer ?
Dimanche Express 2011 n°10 – Hebdomadaire du 13 mars 2011
Partager

