Commission abus : la parole à la police locale


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Commission abus : la parole à la police locale
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Représentants de la police localeLe premier pas vers une démarche de justice pour les victimes d’abus sexuels passe généralement par la police locale. Le témoignage de quatre de ses représentants était donc clairement attendu par les parlementaires de la commission spéciale de la Chambre sur les abus sexuels. Et pourtant, plus que de témoignage, il aura été question de procédure dans l’accueil et le traitement des plaintes.

Depuis quelques années, chaque arrondissement de police dispose d’enquêteurs formés spécialement pour recueillir les dépositions de victimes d’abus sexuels, avec une attention particulière pour les mineurs d’âge. Un dispositif d’enregistrement vidéo des auditions permet d’ailleurs de ne pas imposer aux jeunes victimes la répétition d’un récit douloureux.

Mais, comme le rappelle le vice-président de la Commission Permanente de la Police Locale, Jean-Marie Brabant, le manque de moyens et de personnel peut avoir raison de ce dispositif bien établi. Avec un agent de quartier par 3000 habitants, il est difficile de suivre dans le détail tous les dossiers et donc de prévenir systématiquement ce type de délit.

Un outil précieux

Au sein de la banque de données nationale (BNG) les polices locale et fédérale partagent leurs informations sur les auteurs présumés ou condamnés pour ce type de faits. Celle-ci étant notamment alimentée par les procès verbaux découlant des auditions de victimes, que le parquet aie donné suite ou non au dossier. Cet outil réservé à la police ne pourrait donc pas, comme un parlementaire l’imaginait, servir de base à l’élaboration d’une liste informant des parents ou une institution de la présence d’un pédophile ou d’un délinquant sexuel dans le quartier.

Priorité à la victime

L’écoute des victimes a été également largement évoquée lors de cette journée. Même pour des enquêteurs bien préparés, l’enregistrement d’une déposition pour des faits d’abus sexuels reste une démarche délicate. Il faut pouvoir recueillir des informations précises qui permettront de confondre l’auteur des faits, d’établir une victimologie, mais aussi, le cas échéant, de vérifier la crédibilité des accusations portées.

A la question « avez-vous connaissance de pressions subies par des enquêteurs lors du traitement d’une plainte, de la part d’une personne ou d’une autorité morale ? », les commissaires des zones d’Anvers, Bruxelles et Charleroi répondent par la négative. Et Jean-Marie Brabant d’ajouter que les seules pressions que l’on peut observer sont involontaires car liées à la charge de travail, au manque de moyens ou à la négligence de certains agents.

Catégorie : L'actu

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