C’est une tradition, en chaque début d’année pastorale, les communautés catholiques d’origine étrangère de Bruxelles se retrouvent pour une eucharistie mutliculturelle.
Elles sont une quarantaine à Bruxelles. Certaines communautés sont très anciennes (la communauté germanophone célèbre cette année ses 150 ans d’existence à Bruxelles), d’autres bien plus récentes (la communauté slovaque s’est constituée en 2005). Leur taille varie fort également : chaque week-end 7 ou 8 messes sont célébrées en polonais, chacune rassemblant plusieurs centaines de personnes, alors que la communauté catholique chinoise est bien plus modeste. Ce dimanche 17 octobre, la basilique de Koekelberg accueillait ces communautés originaires de tous les continents.
La messe était présidée par le Vicaire épiscopal pour Bruxelles, le chanoine Herman Cosijns. Lors de la procession d’entrée, une chorale africaine a entonné un chant de louange bien adapté à la circonstance : « Tous les peuples bénissez le Seigneur ». Puis les chants de la messe se sont succédés dans les langues les plus diverses : kyrie en tagalog, gloria en slovaque, psaume en portugais, sanctus en roumain et agneau de Dieu en italien.
Lors de la procession des offrandes, c’est habillés en costume traditionnels de leur pays que des Vietnamiens, Equatoriens, Nigérians et Haïtiens se sont avancés vers l’autel. La communauté haïtienne a apporté des photos de bâtiments détruits par le tremblement de terre de janvier dernier.
Notre foi a aussi été proclamée en plusieurs langues, selon les parties du Symbole des Apôtres. Un refrain en français a cependant permis à l’assemblée de s’y associer. Quant à la lecture des intentions, ce fut vraiment une prière universelle. Le chanoine Herman Cosijns a bien exprimé la caractéristique de cette célébration : nous avons vécu l’unité dans la diversité. L’unité de la foi, dans la diversité de ses expressions.
Après la messe, un drink a rassemblé toute cette diversité pour un chaleureux moment de rencontre.
Eric Vancraeynest
