Messe télévisée depuis Forest ce 25 février


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Messe télévisée depuis Forest ce 25 février
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

La diffusion d’une messe télévisée est toujours l’occasion pour les téléspectateurs belges et français de découvrir une paroisse du paysage bruxellois ou wallon, ainsi que les équipes qui l’animent ou encore l’histoire de ses bâtiments culturels et religieux. Ce dimanche 25 février, direction Forest.

Forest est une des communes de la région Bruxelles Capitale. Son église Saint-Denis accueille ce dimanche les équipes de la RTBF tout un week-end. Une expérience unique pour cette communauté paroissiale qui va jongler entre préparation minutieuse, installation d’un matériel impressionnant et adrénaline du direct.

L’origine du nom 'Forest', renvoie certainement aux bois qui couvraient ses collines et vallées dans les premiers siècles. Des forêts où commence l’histoire de sainte Alène, une jeune femme toujours vénérée dans la région. Il faut savoir qu’au VIIe siècle, existait le long des rives du Geleysbeek, un affluent de la Senne, un petit sanctuaire où venait se recueillir la fille du Seigneur de Dilbeek. Cet homme puissant et païen ne supportait aucun chrétien ni dans sa famille ni sur ses terres. Aussi, lorsque sa fille fut surprise par les soldats paternels à la porte de la chapelle, elle fut brutalisée sauvagement. La violence de l’attaque lui arrachera le bras et elle mourra dans cette clairière où elle aimait tant se recueillir. C’est ici que la légende s’emballe: ce bras arraché est porté par des anges sur l’autel de la chapelle et devant les miracles qui s’accomplissent, les parents se convertissent. Peu importe la totale véracité des faits, une chapelle sera construite au XIIe siècle et portera son nom. Très vite, une église, sous le patronage de saint Denis lui sera accolée pour finir au fil des transformations par l’englober complètement.

Une communauté de moniales bénédictines y construise leur couvent et s’y développe très rapidement. Mais la cohabitation de ces cloîtrées et du reste de la paroisse n’est pas évidente. Par la suite, il est probablement inutile de rappeler que l’époque de la Révolution de 1789 et de l’occupation française fut désastreuse pour l’abbaye et que les religieuses prirent la fuite vers des cieux plus cléments. Aujourd’hui, il reste peu de ces bâtiments. Une importante restauration s’est mise en place pour leur offrir un nouveau souffle, essentiellement culturel cette fois.

Dévotion populaire

Mais la dévotion populaire ne s’est pas perdue. A l’extérieur de l’église Saint-Denis, un Christ en croix attire tant de pèlerins que la commune a fait installer quelques bancs. Et sitôt la porte de l’église poussée, c’est la Vierge ou encore le Père Laval, spiritain français, prié par la communauté mauricienne qui collectionnent les cierges.

Les architectes s’étant succédé y apportant chacun leur touche personnelle, le bâtiment a un petit côté hétéroclite qui ne manque pas de charme. Bien sûr, la chapelle de sainte Alène, avec sa châsse et ses reliquaires, y est la pièce maîtresse, mais l’église possède également un polyptique, quelques tableaux et dans le chœur, un remarquable Christ, quelques trésors à découvrir à l’occasion de la retransmission de la célébration télévisée de cette fin du mois de février.

C.O.

La messe sera retransmise ce dimanche 25 février:

  • en TV: à partir de 10h45 dans "Le Jour du Seigneur" sur France 2.
  • en radio: de 11h à 12h sur La Première et RTBF International. 

 

Catégorie : Belgique

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