Les migrants, ces citoyens qui devraient être considérés comme les autres


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Les migrants, ces citoyens qui devraient être considérés comme les autres
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
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Des citoyens se sont mobilisés hier soir pour rendre leur commune "hospitalière" envers les migrants. 53 actions ont eu lieu à la même heure, devant les maisons communales de Wallonie et de Bruxelles.

Selon le CNCD 11.11.11 qui coordonnait cette mobilisation, c'est effectivement "à l'échelon local que les pouvoirs communaux peuvent changer la donne, en sensibilisant leur population et en améliorant concrètement l’accueil des migrants (réfugiés, demandeurs d’asile ou sans-papiers). " Pour amener les élus à inscrire une motion en ce sens, les citoyens se sont rassemblés dans les différentes régions, du Luxembourg au Hainaut en passant par Bruxelles. La mobilisation dans la capitale belge (à Schaerbeek et Saint-Gilles notamment) se doublait d'une référence croissante à l'actualité policière. La délégation citoyenne s'y exprimait pour un "accueil digne, pas des rafles".

L'opération "Commune hospitalière" vise deux objectifs principaux: d'une part, mieux sensibiliser la population locale sur la question des migrants pour qu'ils soient considérés comme des citoyens, et non mis au ban de la société; d'autre part, faire en sorte que l'administration communale facilite l'accueil, l'information et le suivi des démarches des migrants. Le collectif rassemblé autour du CNCD 11.11.11 cite notamment l'exemple de l'aide médicale urgente, et demande que les communes facilitent l’accès aux soins ophtalmologiques ou dentaires des personnes réfugiés.

Trois communes ont déjà une longueur d'avance dans cette procédure: Vielsalm, Chièvres et Mons viennent d'adopter une motion les désignant "Commune hospitalière". Dans le cas de Chièvres (région d'Ath, dans le Hainaut), les élus se sont engagés, entre autres, à "encourager un climat de respect mutuel, de confiance, et de convivialité dans la commune", puis de manière plus pratique à "mettre à disposition l’information existante sur les services dans les langues utilisées par les migrants". Sébastien Brulez qui coordonne les animations du CNCD 11.11.11. pour le Hainaut, reconnaît que l'adoption de cette motion a été précédée de plusieurs actions de sensibilisation les années précédentes. Dans d'autres lieux comme à Mons, la motion adoptée par le conseil communal s'avère moins contraignante, les élus estimant que certaines demandes pour devenir "commune hospitalière" semblent irréalisables.

La mobilisation se poursuit au-delà de l'action symbolique de ce 14 septembre. Fin septembre, début octobre, plusieurs citoyens préparent des interpellations qu'ils viendront porter devant les conseils communaux. Les différentes dates sont listées sur le site www.communehospitaliere.be

A.-F. de Beaudrap

Catégorie : Belgique

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