Cinéma – Deux prénoms et un violoncelle !


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Cinéma – Deux prénoms et un violoncelle !
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Cette semaine, deux sorties méritent d’être mises en avant. ‘Marie-Francine’ est une bonne comédie française, grand public, qui sera projetée dans de nombreuses salles. ‘Low Notes’, un long-métrage indépendant qui raconte l’histoire de Leon ne sera visible que dans un seul cinéma, à Bruxelles!

Chacun de ces films a des atouts, des qualités et aussi des faiblesses. Le premier, le plus abordable par un grand public, n’a quasiment pas besoin de publicité. Si ce n’est pas la comédie du siècle, c’est avec un certain plaisir que l’on se laisse prendre et envahir par un spectacle où la réalisatrice Valérie Lemercier laisse la place à son personnage plus qu’à l’actrice.

‘Marie-Francine’ raconte l’histoire d’une quinquagénaire contraint de retourner chez ses parents. Le film permet d’aborder les relations parfois difficiles et tendues avec les aînés, le choc des générations, et le thème de l’amour chez les quinquas. C’est avec tendresse et finesse que Patrick Timsit donne corps et voix à un homme qui a perdu son restaurant et s’y retrouve comme le chef cuisinier qu’il était, mais, cette fois-ci, en tant qu’employé! On verra cette comédie avec plaisir, tant pour le comique des situations que pour les sujets abordés. Le spectateur aura quelques bonnes occasions de rire et aussi de penser. C’est assez rare dans le genre pour ne pas le signaler.

‘Low Notes’ n’est pas un film "commercial". Son jeune réalisateur, Laurier Fourniau, navigue entre Bruxelles, Paris et Los Angeles. C’est son premier long-métrage. Les basses fréquences du titre, ce sont celles du violoncelle (ce qui tombe bien au moment où le concours reine Elisabeth lui est consacré!). Laurier porte à bout de bras un film "indépendant". Il a été présenté dans quelques festivals et dans une salle à Paris et raconte l’histoire de Leon, qui, avec quelques amis, va tenter de se remettre d’une rupture amoureuse. Virées frénétiques et rencontres nocturnes s’enchaînent dans Los Angeles, la mégalopole tentaculaire, théâtre de leurs névroses. La ville est à elle seule un personnage du récit! Celui-ci est en anglais et il parlera à des cinéphiles, à des jeunes qui pourront se reconnaître, à des rêveurs, des amoureux, délaissés, angoissés... Le critique est ici conscient que ce n’est pas particulièrement le lectorat de Dimanche, d’autant que, s’agissant de Bruxelles uniquement, nombre de lecteurs de Wallonie pourront se sentir exclus ou frustrés. Toutefois, parce qu’il a apprécié un film dont le réalisateur est prometteur, il veut le défendre dans ces colonnes et donner une visibilité à ceux qui sortent du cadre du cinéma purement commercial.

Charles DE CLERCQ

Voir la critique complète de Low Notes et des interviews sur www.cinecure.be/1308

Les sorties de la semaine et les critiques de Charles Declercq: cinecure.be ou rendez-vous dans l'émission Cinécure sur RCF Bruxelles (107.6 FM ou rcf.be), le mercredi à 13h10 et 19h15, le samedi à 13h30 et 18h15 ou dans "Cinécure l'intégrale", le dimanche à 17h30. Cette émission est disponible en podcast. A découvrir également, l'émission "Les 4 sans coups": une fois par mois, Charles Declercq invite ses amis critiques cinéma à partager leur passion pour les films du moment. Une discussion riche en échanges contradictoires, mais toujours dans la bonne humeur ! Le 3e vendredi du mois 21h et le samedi à 17h. Egalement accessible en podcast sur rcf ou sur les4sanscoups.be.

Catégorie : Culture

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