Mère Marie-Thérèse accueillie à la cathédrale de Liège


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Mère Marie-Thérèse accueillie à la cathédrale de Liège
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Ce cortège-là ne ressemblait pas vraiment à celui du 15 août en Outremeuse, et pourtant… Avec joie et ferveur, plus de mille personnes ont accompagné les reliques de la bienheureuse Marie-Thérèse Haze, fondatrice des Filles de la Croix, de l’église du Sacré-Cœur à la cathédrale de Liège.

Les festivités ont commencé par une prière à la chapelle des Filles de la Croix (église du Sacré-Cœur) où a reposé le corps de la bienheureuse.

En ce samedi 29 avril, le soleil illuminait le dernier voyage du corps de Jeanne Haze, devenue Mère Marie-Thérèse en 1833, à travers ces quartiers de Liège dans lesquels elle a grandi et œuvré. Le caractère international de ce cortège, avec plus de mille participants dont plusieurs évêques, des délégations de religieuses de plusieurs continents, des groupes d’élèves et de professeurs d’écoles liégeoises, flamandes, irlandaises, anglaises et allemandes, rappelait le rayonnement incroyable de cette Liégeoise du 19e siècle. Entre l’ouverture de la première école pour filles pauvres en 1824 et la mort de sœur Marie-Thérèse en 1876, la jeune congrégation a fondé des centres d’enseignement à Liège, ailleurs en Belgique, mais aussi en Allemagne, à Karachi au Pakistan… L’accompagnement des femmes emprisonnées à Liège depuis 1841 n’est qu’un autre exemple de l’engagement social des religieuses au service des plus défavorisés.

Au centre, la Croix du Christ

Même si, à l’heure actuelle, les nombreuses écoles liégeoises fondées par elles ne dépendent plus des Filles de la Croix, même si la plus grosse partie des activités se déplace de plus en plus vers les pays en voie de développement, Liège était à nouveau, pour quelques heures au moins, le centre d’une congrégation pour laquelle la Croix du Christ reste au cœur de sa spiritualité.

D’ailleurs, dans son homélie lors de l’eucharistie à la cathédrale, Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, a rappelé la vision décisive des premières sœurs: «Soudain leur apparaît, dans l’azur du ciel, une grande croix noire, ornée d’une couronne blanche aux crénelures bien distinctes. Elles interprètent cette vision de la croix comme le signe que leur association doit devenir une communauté religieuse.» Dans ce symbole, l’évêque de Liège reconnaît les trois vertus théologales qui caractérisent l’action de la congrégation: le bras horizontal de la croix symbolise la charité, le vertical, c’est l’inspiration religieuse, autrement dit la foi, et la couronne du milieu représente l’espérance, la confiance dans la victoire du bien sur le mal.

En accompagnant le cortège, et en assistant à l’arrêt place Saint-Lambert, j’ai plusieurs fois entendu des badauds se demandant ce qui se passait dans cette manifestation qui était bien plus qu’une procession. Je suis persuadé que plus d’un ont été touchés au cœur par la magie de cette (bientôt sainte?) simple religieuse liégeoise, qui agit encore même plus de 140 ans après sa mort.

Ralph Schmeder

Catégorie : Belgique

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