En Mauritanie, l’esclavage reste une réalité quotidienne


Partager
En Mauritanie, l’esclavage reste une réalité quotidienne
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Malgré son abolition officielle en 1981, l'esclavage continue de sévir en Mauritanie. Un militant anti-esclavagiste vient d'être condamné à trois mois de prison ferme.

La Cour correctionnelle de Nouakchott, en Mauritanie, a condamné le 22 août dernier Bulkhair Ould Cheikh, membre de l’organisation anti-esclavagiste IRA (non reconnue légalement), à trois mois de prison ferme. Il a été reconnu coupable d’actions subversives et appartenance à une organisation non légale, rapporte l’Agence de Presse Africaine (APA) à Nouakchott. Ses huit collègues, accusés d’avoir saccagé les locaux de la brigade des mineurs, ont été acquittés par le tribunal. Du côté de l’IRA, on précise que ces militants protestaient seulement contre la libération par la justice d’une dame qui exploitait une mineure dans la Moughtaa d’Arafatt, en banlieue de Nouakchott.

Le président de SOS-Esclaves en Mauritanie a déclaré à l’agence APA que l’esclavage continue de sévir en Mauritanie, soulignant que des cas sont détectés presque tous les jours chez les Maures. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a accusé le 5 août dernier certains de ses compatriotes de faire de l’esclavage "un fonds de commerce".
Selon SOS-Esclaves, nier l’existence de l’esclavage en Mauritanie est une contre-vérité qui ne sert personne, "ni ceux qui persistent encore dans cette pratique ni les autorités, encore moins les victimes résignées par des siècles d’asservissement". Bien qu’il ait été aboli en 1981, l’esclavage concerne en particulier les descendants des Noirs asservis il y a des générations.

Apic/PG

Catégorie : L'actu

Dans la même catégorie