Ce mardi 26 juillet, Mgr Jozef de Kesel est revenu sur l'attentat d'hier, perpétré en France. Il a appelé les jeunes à "s'ouvrir à Dieu", et à montrer qu'il est "possible de vivre ensemble, en paix, dans le respect mutuel".
En s'adressant aux jeunes pèlerins flamands, Mgr De Kesel a exprimé, hier soir, son sentiment d'horreur à la suite de l'attaque commise hier en France: "Face à une telle violence incensée, arbitraire et imprévisible, nous sommes impuissants. Cela nous laisse sans voix".
"Pour nous, il s'agit d'une nouvelle donnée", a poursuivi l'archevêque, "mais nous ne pouvons pas oublier que les chrétiens de Syrie et d'autres pays gémissent depuis des années sous le poids de cette violence et de cette persécution. Pour cette raison, ils fuient en quête de sécurité et d'avenir".
Jozef De Kesel a témoigner de son inquiétude face à l'intention des djihadistes d'entraîner une dislocation de notre société, et de monter différents groupes les uns contre les autres. "C'est précisément l'opposé qui doit se produire", a-t-il dit: "Les personnes doivent aller les unes vers les autres, par-delà toutes les frontières, et montrer qu'il est possible de vivre ensemble, en paix, dans le respect mutuel. C'est à cela que les leaders religieux et politiques doivent appeler aujourd'hui". L'archevêque a estimé que la condamnation ferme et immédiate de l'attentat d'hier par les imams de Rouen est un signal positif.
Dans sa catéchèse, il a insisté auprès des jeunes sur le fait que Dieu n'est pas indifférent. Dieu veut partager la vie des hommes. Il a appelé les jeunes à ne pas choisir la voie de l'autosatisfaction et de l'indifférence, qui engendre la solitude. "Choisissez de vous ouvrir à Dieu qui veut partager la vie des hommes. Ce choix n'entrave pas notre liberté. Au contraire. La relation avec Dieu nous ouvre des perspectives, nous donne du souffle et un avenir", a encore dut Mgr De Kesel.
"La relation à Dieu fait de nous des personnes solidaires, ouverts au monde et aux autres personnes: non pas indifférentes, mais solidaires et engagées. Des personnes qui ne s'estiment pas supérieures aux autres, mais qui sont douces et miséricordieuses, pleines de respect".
L'archevêque a conclu en disant que les Journées mondiales de la jeunesse sont justement un signe unique, pour les jeunes, de ce qu'il est possible de vivre en harmonie avec des jeunes de tous les continents: fraternellement et uni, par la prière, au monde entier.
Source: kerknet.be
