La Belgique s’organise mieux en cas d’alerte terroriste


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La Belgique s’organise mieux en cas d’alerte terroriste
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

Près de deux mois après les attentats terroristes qui ont frappé Zaventem et Maelbeek, le Royaume se dote enfin d'un plan d'urgence qui vient d'être publié au Moniteur belge.

Les sessions de la commission d'enquête parlementaire sur le 22 mars ont abordé mercredi 18 mai, l'évaluation du réseau Astrid qui organise la communication des services de secours en cas d'urgence. Le directeur général d'Astrid a répondu aux questions critiques des parlementaires pour expliquer ce qui avait mal fonctionné le matin du 22 mars. Les médias relaient régulièrement le problème de certains mails qui ne sont pas parvenus à temps, de la saturation des opérateurs GSM confrontés à un nombre de communications multiplié par 10 par rapport à une situation normale, etc.

En fait, depuis 2012, un plan plus efficace de gestion des secours en cas d'alerte terroriste est à l'étude en Belgique. Un arrêté royal daté du 1er mai 2016 marque l'adoption d'un nouveau plan d'urgence national pour les cas de "prise d'otage terroriste ou d'attentat terroriste". Les détails ne sont pas révélés au public pour des raisons évidentes de sécurité. On sait, par contre, que les scénarios envisagés prévoient si la situation se présente de façon inattendue, ou si des menaces avaient déjà permis d'identifier un danger, quel qu'il soit.

(c) Centre de crise

(c) Centre de crise

Ce plan d'urgence national s'inscrit dans tout un processus de secours à mettre en place, où les communes, les provinces ou la région (pour Bruxelles) doivent prendre part. L'arrêté royal charge "les gouverneurs de province d'élaborer un plan spécifique sur leur territoire". Ceux-ci ont répondu à l'injonction du gouvernement fédéral formulé déjà depuis plusieurs jours: "Si vous rédigez quinze plans différents, plus personne ne saura ce qu’il doit faire et quand il doit le faire quand quelque chose se produira", s'interroge Lode De Witte, le gouverneur de la province de Brabant flamand, dans l'Avenir.

A.-F. de Beaudrap (avec La Libre)

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