Des journées de cours étoffées, des vacances plus longues et pas de redoublement avant la 4e secondaire… les experts qui préparent le "Pacte pour un enseignement d’excellence" ont livré leurs premières propositions. Pour le SeGEC, la Fédération Wallonie-Bruxelles devrait davantage se concentrer sur d'autres priorités pour l'enseignement.
La presse a pris connaissance ce jeudi matin des premières pistes visant à améliorer l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Les propositions présentées par les experts doivent cependant encore être validées par le politique. Le Groupe central (GC) chargé de formuler des orientations pour un enseignement d'excellence propose de revoir les rythmes scolaires pour rendre l'école plus agréable. Dans la note de synthèse qui va très prochainement être envoyée au gouvernement de la FWB, le Groupe central estime qu'il serait bénéfique de faire commencer les cours à 8h30 au plus tôt et d'inclure du temps pour les activités culturelles ou sportives pendant la journée. Les congés de Toussaint et de Carnaval passeraient à deux semaines, sans préjudice aux vacances d'été. Il propose également de créer un tronc commun allant de la maternelle à la troisième secondaire (incluse), au cours duquel le redoublement serait impossible, sauf cas exceptionnel. Le GC plaide également pour un abaissement de l'obligation scolaire de 6 à 3 ans.
D'autres priorités
Ce midi, le SeGEC (Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique) a publié un communiqué dans lequel il "insiste sur la nécessité de répondre avant toute chose à une série de besoins immédiats dans le cadre des engagements actuels de la Fédération Wallonie-Bruxelles". Pour le SeGEC, la priorité numéro un reste le défi démographique avec des écoles qui devront, dans les prochaines années, assurer la scolarisation de dizaines de milliers d’élèves supplémentaires. Une deuxième urgence concerne la sécurité des élèves et des membres du personnel. La mise en œuvre et le financement du décret relatif aux conseillers en prévention se font toujours attendre. Dernier point de ce communiqué: le remboursement aux pouvoirs organisateurs des créances liées notamment aux frais de transport des enseignants. D'après le secrétariat de l'enseignement catholique, les créances de certaines écoles dépassent dans certains cas 100.000 euros!
MVL, d'après Belga et SeGEC
