COP21 : un accord « historique » approuvé!


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COP21 : un accord « historique » approuvé!
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

cop21-accordOn en doutait… On y croyait un peu… Finalement, ce samedi les participants à la Cop21 sont arrivés à un accord qualifié "d'historique, mais aussi de "juste et solidaire" !

A la veille du week-end, les craintes de ne pas arriver à un accord à la conférence sur le climat de Paris, étaient réelles. Il a fallu la ténacité du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, président de la 21e conférence des Nations Unis sur le Climat, pour que ce samedi, un accord a pu être présente, au terme de deux semaines d’intenses tractations. Certes, tout n'est pas encore gagné. Au moment d'écrire ces lignes, les ministres et délégations des 195 pays présents doivent encore l'approuver.

Il n'empêche, ce qu'on croyait être des points de blocage, semble avoir fait place à un pragmatisme dont il faut se réjouir. Ce projet d’accord universel pour lutter contre le dérèglement climatique est en effet plus ambitieux que prévu, notamment en ce qui concerne l’objectif initial de la COP21, qui visait à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C. L'accord prévoit de le maintenir "bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels" et de "poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C". Le texte reconnait que cela réduirait significativement les risques et impacts du changement climatique.

Visiblement très ému, Laurent Fabius a estimé que le texte est "ambitieux et équilibré, juste, durable, dynamique et juridiquement contraignant". Au-delà de la volonté de limiter à 1,5°C le réchauffement climatique, le projet évoque une "nécessaire coopération sur les pertes et dommages", et fait de la somme de 100 milliards de dollars promis par les pays du Nord d’ici à 2020 une somme plancher pour après 2020, avec un nouvel objectif chiffré défini en 2025. "Le temps est venu de nous concentrer non plus sur les lignes rouges, mais sur les lignes vertes d’un compromis universel", a affirmé le ministre français, estimant que le texte est "le meilleur équilibre possible, à la fois puissant et délicat, qui permettra à chaque délégation de rentrer chez soi la tête haute et avec des acquis importants."

Il restait aux délégations à approuver le texte, ce qui a fait dire au ministre Laurent Fabius: "Le monde retient son souffle". Et finalement, les 195 pays ont approuvé à l'unanimité le texte. Un moment donc réellement historique mais aussi qui, au-delà des différences, fait montre de solidarité entre les peuples et les nations, entre pays industrialisés et en voie de développement. Rappelons encore que le Saint-Siège avait plaidé pour un accord "contraignant". Son appel a été entendu.

J.J.D.

 


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