Le polémiste Dieudonné condamné par la CEDH


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Le polémiste Dieudonné condamné par la CEDH
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min


Cour_Europ_Droits_HommeLa Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH) estime que l'humoriste Dieudonné propage un propos de haine qui ne saurait être protégé par le principe de liberté d’expression.

Sérieux revers pour le polémiste français Dieudonné dans sa tentative de détourner la liberté d'expression. Alors qu'il contestait devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) sa condamnation pour avoir fait monter sur scène un négationniste, cette instance vient de le débouter. La Cour, dont la décision est définitive, a expliqué qu’en faisant monter sur scène le négationniste Robert Faurisson (pour lui remettre le prix de l’infréquentabilité sous les applaudissements du public), Dieudonné ne s’était pas livré à "un spectacle (…), même satirique ou provocateur" mais à "une démonstration de haine et d’antisémitisme", ainsi qu’à une "remise en cause de l’Holocauste".
Pour cette mise en scène sordide qui s'est passée en 2008 au Zénith de Paris, Dieudonné avait été condamné à 10.000 euros.

Un détournement du droit à la liberté d'expression

La CEDH a rappelé dans son communiqué sur les détails scabreux de cette mise en scène, à savoir un prix, symbolisé par un chandelier à trois branches coiffées de trois pommes, remis par un figurant vêtu d’un pyjama rayé sur lequel avait été cousue une étoile jaune portant la mention «juif». Elle affirme que cette démonstration «travestie sous l’apparence d’une production artistique» est «aussi dangereuse qu’une attaque frontale et abrupte», tout en représentant l’expression d’une idéologie qui va à l’encontre des valeurs de la Convention.
La Cour considère que Dieudonné M’Bala M’Bala «tente de détourner l’article 10 (de la Convention européenne des droits de l’homme) de sa vocation en utilisant son droit à la liberté d’expression à des fins contraires au texte et à l’esprit de la Convention et qui, si elles étaient admises, contribueraient à la destruction des droits et libertés garantis par la Convention.»

D'après La Croix

Catégorie : International

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