Hongrie : Polémique autour d’une campagne anti-IVG


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Hongrie : Polémique autour d’une campagne anti-IVG
Par Angélique Tasiaux
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Malgré la chute dévastatrice des naissances qui frappe l'Europe, les institutions communautaires soutiennent l'idéologie contraire à la vie naissante et interdisent les États membres de l'Union européenne d'utiliser les fonds communautaires pour des campagnes cherchant à limiter les avortements. C'est le cas de la Hongrie qui se bat contre l'avortement sur son territoire, en se servant des fonds du programme de solidarité sociale "Programme Progress" de l'agenda social européen. Cette affaire a déclenché les critiques de Bruxelles qui menace d'en "tirer les conclusions qui s'imposent"...

"Je comprends bien que tu n'es pas prête pour moi, mais je t'en prie : donne-moi en adoption. Fais-moi vivre", tel est le slogan repris sur les affiches montrant la photo d'un enfant encore à naître.

Ces affiches suscitent la polémique. La vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, a rappelé que "les États membres ne peuvent utiliser des fonds européens pour financer des campagnes contre l'avortement". Estimant que "Cette campagne va à l'encontre des valeurs européennes", elle exige "le remboursement des financements européens dans les plus brefs délais".

Dans une réaction recueillie par Zenit, le président de la Commission chargée des affaires constitutionnelles du Parlement européen, Carlo Casini, considère que "la réponse de Viviane Reding a été décevante et vague", dans la mesure où "au lieu de rappeler que la valeur de la dignité humaine, qui est la même pour tous, valeur de base de l'Union européenne, elle a préféré utiliser des expressions sujettes à interprétation comme si l'avortement était une valeur européenne". A propos d'un éventuel ordre de retrait des affiches, Carlo Casini estime que "S'il est vrai que les fonds ont été utilisés pour une campagne que l'UE n'apprécie pas, il suffisait de demander l'élimination du logo de Progress et la restitution des sommes versées". Il estime, par ailleurs, que la Commission ne peut refuser de diffuser "un message qui avait déjà été la devise de Mère Teresa de Calcutta, prix Nobel de la Paix : 'adoption, not abortion'".

Carlo Casini s'interroge : "pourquoi la Campagne Progress ne peut-elle comprendre des initiatives pro-vie, dans une Europe qui, par le passé, n'a pas eu le courage de refuser des financements à des organisations qui faisaient de la propagande pour l'avortement dans le monde entier ?". En outre, il estime que l'adoption est "une question sociale", "un moyen pour combattre le vieillissement de la population et offrir à ceux qui ne peuvent pas avoir d'enfants l'opportunité de devenir parents". Sans compter que "la suppression d'enfants encore à naître est probablement la plus grave des discriminations".

Zenit/at

Catégorie : International

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