Le Pape François a reçu jeudi matin le comité conjoint de la Conférence des Églises d’Europe (CEC) et du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) réunies à Rome pour leur rencontre annuelle, sur le thème « la Liberté, les libertés, une approche chrétienne ».
« Le comité que vous composez a pour objectif d’accompagner le chemin œcuménique en Europe, où nombre de divisions qui existent encore entre les chrétiens ont trouvé leurs racines. La situation est heureusement bien différente aujourd’hui », s’est félicité le Saint-Père, qui a salué les nombreux pas accomplis sur la voie de la réconciliation.
Durant trois jours, la rencontre annuelle du Comité conjoint du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) et la de la Conférence des Eglises européennes (KEK) s'est tenue, à l’invitation du cardinal Angelo Bagnascol, le président de la CEI (conférence épiscopale italienne). Sur le thème "la Liberté et les libertés : une approche chrétienne", les participants ont aussi abordé la problématique de la liberté d’expression et de la cohabitation civile et la voix publique des Eglises au sein d’une société individualisée.. L’approche chrétienne au droit fondamental de la liberté de l’homme et de son application et compréhension au niveau social et politique dans l’Europe d’aujourd’hui, a été développée à partir des trois perspectives confessionnelles, catholique, protestante et orthodoxe.
Le Pape a ainsi évoqué les précédentes assemblées œcuméniques européennes ainsi que la charte œcuménique signée à Strasbourg en 2001, des initiatives de grande espérance pour dépasser les divisions. « Ce chemin, a précisé François, est une partie intégrante du processus de réconciliation et de communion que le Seigneur nous fait parcourir, à condition qu’il soit vécu dans la charité et la vérité ».
« Aujourd’hui, les Églises et les communautés ecclésiales doivent affronter des défis nouveaux et décisifs, auxquels il est nécessaire de répondre d’une seule voix », a poursuivi le Pape, qui précise en particulier les législations, qui au nom d’un principe de tolérance mal interprété, finissent par empêcher les citoyens de s’exprimer librement et de faire part de leurs convictions religieuses de manière pacifique.
Le Souverain Pontife a enfin expliqué qu’un autre défi était celui de la migration tragique de milliers de personnes vers l’Europe, fuyant la guerre, la persécution et la misère. Les Églises et communautés ecclésiales ont le devoir de collaborer pour promouvoir la solidarité et l’accueil, et tous les chrétiens d’Europe sont appelés à intercéder par la prière et à œuvrer activement pour porter le dialogue et la paix dans les différentes situations de conflit.
Radio Vatican
