C
e dimanche 19 avril au matin, le monastère Notre-Dame de l’Alliance de Rixensart vivait d’une frénésie inhabituelle, avec des soeurs bénédictines dans des habits très différents, reflets des différents pays dont elles provenaient.
«L’universalité à laquelle nous invite l’évangile des pèlerins d’Emmaüs est bien visible aujourd’hui!» s’est exclamé Eric Mattheeuws, qui présidait l’eucharistie dominicale. En effet, tous les quatre ou cinq ans, les sœurs bénédictines de la Congrégation de la Reine des apôtres, à laquelle appartient le monastère Notre-Dame de l’Alliance de Rixensart, se réunissent pour un chapitre général. Et tous les neuf ans, le chapitre élit une nouvelle présidente de congrégation, ce qui est le cas en cette année 2015. Les déléguées de chaque monastère partaient dimanche après-midi pour une semaine à l’abbaye de Scourmont afin de faire le bilan de chaque communauté, de réfléchir sur le charisme et les projets de la congrégation et de procéder à l’élection de la présidente.
De Loppem au Tchad
La congrégation de la Reine des Apôtres est un ensemble de monastères liés par des liens historiques de fondation, la maison mère étant le monastère Notre-Dame de Béthanie à Loppem-Bruges en Flandres. Elle réunit environ 170 sœurs au total.
Le monastère de Rixensart est affilié à L’arbre de Vie à Kinshasa, et au Prieuré Notre-Dame de l’Assomption, à Bossut. La communauté présente en RDC a elle-même envoyé des moniales au Tchad. A Bethléem, le mur du monastère touche pratiquement le mur de séparation entre Israël et les territoires palestiniens…
Un esprit de famille
Un réel esprit fraternel et joyeux habitait le cloître lors du verre de l’amitié, où les moniales et les participants à la messe ont pu se rencontrer, aborder la vie d’un monastère au Congo où les moniales travaillent dans un hôpital, ou celui de Loppem-Bruges qui accueille dans ses murs l’internat de jeunes filles. C’était bien l’universalité de l’Eglise que chacun a pu percevoir.
Elisabeth Dehorter (vicariat du Barabant wallon)
