Dans son homélie de Pâques, Mgr Léonard revient sur la gravité de l’avortement


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Dans son homélie de Pâques, Mgr Léonard revient sur la gravité de l’avortement
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Mgr LéonardAu cours de son homélie du jour de Pâques, Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, est revenu sur la gravité de l’avortement et sur le «geste prophétique» du roi Baudouin, qui avait refusé de signer la loi de 1990. Il a rappelé aussi que «même s’il est exigeant, le choix de la foi est le plus intelligent qui soit».

Revenant sur l’évangile du jour, où Jean, le disciple bien-aimé, arrive le premier au tombeau, Mgr Léonard a fait un parallèle entre l’apôtre Pierre qui voit le tombeau vide, mais sans comprendre. «Nous lui ressemblons souvent. Nous voyons, mais sans vraiment comprendre. Il constate que le linceul qui enveloppait le corps est resté là, dans un ordre intact. Il voit aussi le linge qui avait été noué autour de la tête pour maintenir la mâchoire fermée. Il n’est pas étendu à plat comme le linceul, mais enroulé à sa place, là où se trouvait la tête du défunt», a souligné l’archevêque. Et d’ajouter: «C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.» Jean comprend dans la foi ce que le regard de Pierre n’avait pas encore saisi à ce moment, à savoir qu’une force qui n’est pas de ce monde a vidé le linceul de son contenu et a inauguré un monde nouveau en faisant passer Jésus de la croix à la gloire».

Pour Mgr Léonard, c’est le monde entier, «c’est toute l’histoire du monde qui a basculé de la mort à la vie, du désespoir à l’espérance, avec la Résurrection de Jésus». Il a ajouté: «Je sais bien qu’il n’est pas facile de croire à la résurrection de Jésus et à la nôtre, mais, sans Pâques, la naissance de l’Eglise et la rédaction du Nouveau Testament seraient totalement incompréhensibles. Même s’il est exigeant, le choix de la foi est le plus intelligent qui soit. Il vit et il crut».

Soucieux du sort des chrétiens d’Orient, l’archevêque s’est demandé «comment pourrions-nous, cette année, célébrer la résurrection de Jésus sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient, à nos frères et sœurs dans la foi, persécutés et martyrisés, à cause de leur foi dans le Christ?» Et d’inviter les fidèles, en ce jour de Pâques, lors de l’échange de la paix, à prier «pour que le Seigneur ressuscité leur offre, aujourd’hui encore, un message de réconciliation et de paix».

Mgr Léonard est alors revenu sur «un autre drame qu’il nous faut évoquer aujourd’hui». «Avant-hier, c’était le 25ème anniversaire de la loi belge sur l’avortement. Mais, heureusement, c’est aussi l’anniversaire du geste prophétique du Roi Baudouin, geste qui, pour toujours, rappellera aux Belges et au monde entier la gravité de l’avortement». Et de poursuivre: «N’oublions jamais que nous avons tous été ce minuscule embryon, ce fœtus dans le sein maternel. Et nous ne sommes ici que parce que nous avons été respectés dans ce stade vulnérable de notre vie».

L’archevêque a insisté sur le fait que comme chrétiens, notre intention n’est pas de juger les femmes qui ont vécu l’avortement et encore moins de condamner celles qui ont été elles-mêmes victimes de leur entourage. «Nous voulons seulement confirmer notre volonté de défendre à la fois la vie précieuse de l’enfant à naître et la dignité de chaque femme ainsi que notre engagement à soutenir les organisations qui aident les femmes à garder leur enfant, y compris dans des situations très difficiles. Il ne suffit pas d’être 'pro-birth'. Il faut encore être 'pro-life' et 'pro-mother'!»

J.J.D.

Lire le texte intégral de l’homélie de Mgr Léonard

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